Le RPG entame désormais sa littérale déconfiture !

Le semblant de résistance avec des faux derniers remparts n’aura pas suffi pour sauver les survivances du RPG arc-en-ciel. Les bastions dits historiques de l’ex parti présidentiel se désintègrent littéralement les uns après autres. Et tout s’écroule : la conviction, le militantisme outrancier et aveugle, ainsi que la morale.

Kankan, Siguiri, Mandiana, traditionnellement connus et reconnus pour leurs scores soviétiques au compte du RPG ont désormais tourné la page Alpha Condé et donc du parti présidentiel d’alors. Des jeunes sont dans la rue, du Nabaya au Bourré entre autres pour scander le nom du nouvel homme fort de Guinée ; certains affichent leur regret face aux énormes gâchis, en temps, en argent, en occasions ratées enregistrés sous le magister du président déchu. D’autres rappellent, pas sans amertume les promesses farfelues sans cesse renouvelées, mais jamais réalisées, depuis plus de 10 ans. Joie et amertume se mêlent donc à la colère provoquée par un abus de confiance entretenu par un excès de zèle dans le soutien d’un leader peu porté sur les investissements, mais dans le fonctionnement et par ricochet, l’enrichissement illicite des copains et coquins.

Côté alliance, l’arc-en-ciel s’est également fané. L’opinion a vu, ahurie, comment les réactions des alliées tranchent avec le RPG, suite à la déclaration que celui-ci a faite, trois jours après la honteuse capture d’Alpha Condé. Lâché, humilié, et aujourd’hui traqué, le président déchu se voit abandonné par les siens. On s’achemine donc vers la mort certaine du RPG, l’option jusque-là imprévisible, tant Diané voulait sauver le reste des survivances. Mais, là, la déconfiture est entamée de bout en bout. La décadence des alliés l’est autant. Et cette fois-ci de la manière la plus immorale pour Makanéra, Bah Ousmane (UPR), Papa Koly Kourouma, Aboubacar Sylla, Marc Telliano et Cie. C’est aussi cela le prix du forcing d’un 3è mandat mal pensé: grandeur et décadence. Sans émoi, pour les uns ni regret pour les autres.Mais, dans la pure lâcheté.

Adieu vat, comme on le dit en Bretagne!

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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