Le secrétaire d’Etat français de l’Intérieur chez Bouréma Condé: La question de l’Etat civil en débat

Laurent Nunez, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur français, a été reçu ce mercredi 19 juin 2019 par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le général Bouréma Condé, a rapporté un communiqué du Département.

Au cours de la rencontre avec Bouréma Condé,  rapporte la cellule de communication du MATD, les deux personnalités ont échangé entre autres sur la sécurité, le terrorisme, la coopération décentralisée, la réforme de l’administration territoriale et la réforme de l’Etat civil.

Pour le cas spécifique de l’Etat civil, M. Laurent Nunez a tout d’abord réitéré l’engagement du gouvernement français à continuer à soutenir et à accompagner la Guinée dans la mise en œuvre de la réforme du secteur. Avant d’émettre le souhait de voir renforcée la politique de production de documents d’état civil sécurisés. Ce qui, à ses yeux, permettrait de rendre fluide le déplacement des personnes entre les deux pays, avec des documents fiables.

En retour, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation n’a pas manqué de rappeler que l’état civil, c’est la moelle épinière de l’identité du citoyen. « Si votre état civil est faux, votre citoyenneté n’est pas établie. Si vos documents d’état civil ne sont pas corrects, votre carte d’identité sera fausse, votre passeport sera faux, et vous aurez tous les soucis du monde parce que le faux peut tenir peut-être en Guinée, mais une fois que vous franchissez les frontières nationales, la fausseté est tout de suite établie et on vous retourne à la Guinée. », a fait remarquer le général Bouréma Condé.

Cette rencontre vise-t-elle à dissuader les autorités guinéennes dans la délivrance des documents de l’état civil ?  

En tout cas, cette rencontre intervient à un moment où des nombreux guinéens vivent en situation irrégulière en France.

En 2018, les citoyens guinéens, se sont hissés au deuxième rang de la demande d’asile en France, derrière l’Afghanistan, avec 8 433 demandes de protection. Les Guinéens représentent aussi la première nationalité parmi les mineurs non accompagnés, soit près du tiers d’entre eux, avec 5 227 mesures de protection en 2018, rapporte Lemonde.fr

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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