Les hackers prennent pour cible les plus grands navires du monde

Grâce aux avancées technologiques de ces dernières années, le transport maritime a connu des changements majeurs. Au cours de la prochaine décennie, des entreprises japonaises prévoient de lancer sur les flots des navires autonomes.

Ces cargos autonomes pourront évoluer sans équipages et utiliseront l’intelligence artificielle et l’Internet des objets pour rassembler des données nécessaires à la navigation telles que les conditions météorologiques et les informations d’expédition ainsi que la préparation des itinéraires les plus courts et les plus sûrs.

Cependant, outre les dangers traditionnels tels que les tempêtes, la piraterie et les menaces géopolitiques, ces nouvelles technologies font que ces navires sont de plus en plus confrontés aux hackers.

Cyberattaque « NotPetya »: un coût 300 millions de dollars

L’été dernier, la cyberattaque massive des logiciels malveillants NotPetya » a coûté au géant danois des transports maritimes Maersk la bagatelle de 300 millions de dollars. Ce montant a été nécessaire pour réinstaller des systèmes sur des dizaines de milliers de PC et de serveurs à bord des navires. Cette opération a duré dix jours.

Pour ce type de procédure, les compagnies maritimes font donc de plus en plus appel à des sociétés spécialisées en cybersécurité maritime. L’industrie maritime génère un chiffre d’affaires global d’environ 500 milliards de dollars pour 10 milliards de tonnes de marchandises expédiées chaque année.

Yachts de luxe

Depuis quelques années, le secteur des yachts de luxe est la nouvelle proie des pirates informatiques car ces navires dépendent de plus en plus du Wi-Fi pour leur navigation et les riches propriétaires peuvent par conséquent être extorqués.

Selon le Bureau maritime international, en 2016, on a recensé 191 incidents de piraterie et de vols à main armée sur des yachts. Par ailleurs, durant le premier trimestre de 2017, 43 navires ont été attaqués et 58 marins ont été capturés. Le nombre d’enlèvements de membres d’équipage en 2016 dépasse celui des dix dernières années et ce, bien que la piraterie globale soit à son niveau le plus bas depuis 1998.

L’opulence affichée de secteur attire également une diversité de criminels et d’individus malveillants.

Les nouvelles dispositions du secteur incluent maintenant de plus en plus des restrictions concernant l’emploi des réseaux sociaux. En effet, les criminels peuvent utiliser ces plate-formes pour constituer des profils de personnes fortunées.

Ensuite, le risque concerne également bateaux de croisière. Si, pour de nombreuses personnes, un séjour d’une journée sur un tel navire est loin d’être un cauchemar, naviguer sur un bateau détourné peut vite se transformer en calvaire.

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