Les inspecteurs généraux d’Etat en colère contre le Gouvernement

Après plusieurs menaces, ce lundi, les inspecteurs généraux passent à la vitesse supérieure en procédant à un sit-in dans les locaux de leur service.

Ces travailleurs rattachés à la présidence de la République demandent une amélioration des leurs  conditions de vie et de travail.

La porte parole des protestataires explique les raisons de ce mouvement de protestation: « Depuis notre recrutement en 2016 pour le plus grand nombre et 2018 pour les autres, nos conditions de vie et de travail sont de plus en plus difficile. Rappelons que nous n’avons pas de bureau, nous sommes confinés dans une grande salle,  pas de véhicule de fonction, un salaire mensuel qui tourne autour de  2 millions de francs guinéens, une dotation trimestrielle de carburant de 2 millions de francs guinéens. Le peu de formation que nous avons bénéficié ont été offerte par les partenaires. Tout cela sans compter le risque lié à notre sécurité et à celle des membres de nos familles pendant que les contrôles que nous sommes souvent amenés à faire peuvent, en raison de leurs effets sur les intérêts particuliers, entraîner des mesures de représailles. »

Face à ces réalités auxquelles, ils font face, ces travailleurs ont pris des mesures pour faire changer la donne.

Mariam Bailo Diallo, revient sur les différents points de revendication : « Nous avons entrepris des démarches visant à améliorer nos conditions de vie. Il vous souviendra qu’il y a un peu plus de 3 mois,  le 17 février  dernier,  nous avons décidé de rester à la maison, compte tenu des conditions difficiles. Depuis, rien n’a été fait dans le sens de l’amélioration de celles-ci. En cette période de crise sanitaire, notre situation financière s’est davantage détériorée. Certains d’entre nous ont accumulé plusieurs mois d’arriérés de loyer d’impayés au point d’être menacé de déguerpissement. C’est ainsi que nous avons décidé à compter de ce jour lundi 08 juin 2020 de ne pas rejoindre nos domiciles et de rester dans les locaux de l’Inspection générale d’Etat, jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications, qui se résument en deux points : la signature et l’application de la grille salariale et la mise en application du décret D/2019 N0 212 QPRG/SGG portant création et fonctionnement du fonds d’intervention l’IGE du 1er octobre 2019, devant permettre d’offrir à l’institution un cadre propice du travail. », a –t- elle indiquée.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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