Les piques du RPG au camarade Soumah

« On a vu ici une grève qu’on a qualifiée de l’une des plus célèbres qui a été dirigée par Soumah du SLECG. Les journalistes, vous avez connu Soumah en ce moment et vous avez vu sa corpulence et sa figure. Aujourd’hui, quand vous voyez Soumah, il brille et il a une bonne mine. »

Le RPG n’en démord toujours pas. Les traces du Camarade Soumah sont manifestement restées indélébiles, en dépit de la mince récolte, suite à la grève qu’il a menée seul, loin de ses pairs restés à saboter, à corrompre et à appeler à la vindicte. Le pouvoir de Conakry avait été ébranlé. La bête à abattre – Aboubacar Soumah – avait été qualifiée de rebelle, pestiférée, vouée aux gémonies, mais fermée à la corruption, au mépris et au dialogue avec Damantang Camara, alors ministre du Travail et K au carré, tout aussi ministre au moment des faits, des hauts faits du syndicaliste intrépide.

Le RPG en a été malade. Mais il a été contraint, par la voix d’Alpha Condé lui-même, un genou à terre, pour tendre la main au ‘’rebelle’’. Une exigence satisfaite : le départ du gouvernement des deux ministres méprisants. L’ouverture des négociations et ainsi de suite. Depuis, les faiseurs de rois au sein du RPG évoque un peur et appellent à la chasse à l’homme. Soumah est resté lui-même. Des radios avaient été sanctionnées pour avoir donné la parole au syndicaliste ayant tenu tête au régime. La stature raide du syndicaliste est restée en travers la gorge du pouvoir. C’est pourquoi, on est toujours amer et on envoie des piques à tout-va. Camarade, salut !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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