Les regrets de K au carré : « J’aurai trouvé la solution… »

 

C’est un ministre troublé, dépité, négligé et affaibli qui parle, après avoir tenté en vain d’étouffer la grève du SLECG avec des intimidations et des billets de banque. K au carré, le M. qui ne s’est pas affronté aux chiffres émets des regrets, de l’amertume et quoi encore !

« Par rapport à la gestion de la crise je ne peux pas m’en vouloir. Je ne suis ni  en amont ou en aval. Je me suis retrouvé tout simplement dans une crise. Même si je partais demain, je n’aurai pas d’amertume par rapport à cette crise. Parce que je ne m’en veux pas dans cette crise. Au contraire je suis victime de cette crise. » Toute honte bue, le ministre du Pré-universitaire avoue son incompétence et son amateurisme. On le sait, au départ, il n’a jamais voulu prendre au sérieux les grévistes.

En sa qualité de syndicaliste venu aux affaires, aux travers ce statut, K au carré a mal négocié la crise. Une crise, hélas qui risque de l’emporter. Au même titre que celui qu’il a remplacé, un certain Ibrahima Kourouma que le président a quand même dépoussiéré pour mettre à la Ville et à l’Aménagement du territoire. Ayant mis sa langue au chat durant toute la crise, K au carré se bluff : « Si on m’avait donné l’opportunité de les rencontrer (Syndicalistes, NDLR) parce que c’est un milieu que je connais très bien, je connais bien les meneurs, Soumah dont il s’agit, on avait plus de 20 ans de carrière ensemble dans le mouvement syndical. Peut-être que j’aurais mis tout ce passé là  au profit pour trouver une solution. Mais des instructions ont été données à tous les membres du gouvernement de ne pas approcher ce mouvement. » Dans les médias, il accuse donc « des instructions qu’on donne par rapport à une situation. »

K au carré cherche à sauver sa tête : « La grève avait été suspendue, les points de revendication n’avaient pas été solutionnés, ce qui n’avait pas été négocié a refait surface à mon arrivée. La première grève j’étais directeur communal de l’éducation, je n’étais pas membre du gouvernement. Donc je n’avais pas participé à la négociation. J’ignorais les tenants et les aboutissants de ce protocole d’accord. C’est après 5 mois de cela que je suis nommé et les mêmes points refont surface. »

Depuis, qu’a-t-il fait en amont ? N’avait-il pas banalisé la grève ? N’avait-il pas opté, comme les autres pour l’intimidation et l’arrogance ? Pauvre ministre !

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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