L’hypocrisie de Cheick Sakho : « Je suis nommé par un camp politique »

Les procès expéditifs sont ceux qu’il a fait exécuter pour le régime en place. Cheick Sakho a déçu avec son manteau de magistrat du barreau de Montpellier. Il est méconnaissable. Absorbé par un régime despote qui concentre tous les pouvoirs en son sein. Me Sakho avait quand même le choix : rester ou la fermer. Il a opté pour le second choix. Dans la plus grande hypocrisie.

Secoué par la marche blanche des femmes qui ont perdu leurs proches ou leurs enfants dans  les tueries ciblées, le ministre de la Justice se bouge : « En ma qualité de ministre de la Justice, Garde des Sceaux de la Guinée, ce ne sont pas les femmes de l’opposition que je vois devant moi, pour moi ce sont des Guinéennes. Il faut que dans ce pays, on dépasse les clivages politiques. Mesdames, vous avez dit vous êtes venues voir le ministre de la justice, certes je suis nommé par un camp politique, mais en tant que ministre de la Justice, je suis dans mon pays pour appliquer la loi à l’encontre de quiconque y compris de vos partisans, et compris à l’encontre des gens de la haute autorité. »

Comble de l’hypocrisie, il dit s’incliner pour saluer la mémoire des victimes. Plus personne n’a besoin de cet acte. Les Guinéens ont envie de Justice équitable, neutre et impartiale. Pas des rappels du genre : «A chaque fois qu’il y a eu mort d’hommes, d’enfants ou de femmes dans notre pays, au niveau judiciaire il y a eu une information qui a été ouverte. »

La suite ? Le Garde des Sceaux ne l’explique pas. Il se taille et fait comme son mentor : promettre.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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