Liberté de presse : Sydia se prononce sur le cas Mouctar Bah de RFI

Dans une interview qu’il a accordée à RFI, le président de l’UFR s’est prononcé sur le cas Mouctar Bah, aujourd’hui maille à partir avec le pouvoir de Conakry, qu’il a servi il y a bien des années.

« Aujourd’hui il y a beaucoup de problèmes pour certaines radios ou télévisions parce qu’on ne veut pas leur donner des autorisations. Ensuite on arrête d’indexer des journalistes pour des raisons personnelles. Aujourd’hui je viens d’entendre le cas du journaliste de RFI, le grand Mouctar Bah. Je ne vois pas pourquoi est ce qu’il faut faire une fixation sur un journaliste qui a travaillé en Guinée pendant toute la période de Lansana Conté. Et puis tout d’un coup, au moment où on dit que la démocratie s’installe en Guinée. Il y a des journalistes qui ne peuvent pas y travailler parce qu’on estime qu’ils ne défendent pas votre point de vue. Ça n’a pas beaucoup de sens, j’estime que cela n’est pas admissible dans un pays en voie de démocratisation. »

Quelques jours plutôt, Alpha Condé, devant des journalistes guinéens disait ceci : « Ils peuvent écrire tout ce qu’ils veulent, cela n’a aucune importance. Je ne serais pas du tout influencé par les journalistes qui font du n’importe quoi. » Le président guinéen parlait certainement de médias occidentaux (RFI, notamment dont le correspondant Mouctar Bah, indésirable est toujours sans accréditation). A travers cette friction, Alpha Condé renvoie paitre toute une corporation, y compris ceux-là même qu’il a invités pour leur cracher dessus. Selon lui, « Il faut que les journalistes se mettent en règle. Il y a trop d’anarchie en Guinée. Toute la pagaille qui est là, on va y mettre fin. Je m’en fous de ce que Reporter sans frontières va écrire. »

Plus récemment, le même Alpha Condé réitère sur TV5 et RFI : «Aucun journaliste n’a été arrêté et aucun journal n’a été interdit. » Suffit-il pour conclure que le président guinéen est un protecteur des médias ?

Mirage !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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