Au lieu de baisser le carburant, le président crée une diversion en évoquant un troisième mandat

Le syndicat et le gouvernement avaient convenu de se retrouver à l’issu de 90 jours (à compter du 19 février, date de signature de l’accord) de se retrouver et fixer le nouveau du prix du carburant si jamais le baril ne dépassait pas entre temps les 57 dollars. Ce jeudi 19 mai 2016 le baril tourne autour de 46 dollars sur le marché mondial (voir le site www.prixdubaril.com). Nombreux sont les Guinéens qui avaient cru que, pour une fois cet engagement du gouvernement allait être respecté.

A la surprise générale, alors qu’on était à quelques jours de l’expiration de l’ultimatum, les manœuvres dilatoires ont commencé. C’est le premier ministre qui a ouvert la boite de Pandore en niant sans gêne, lors d’une conférence de presse toute promesse allant dans le sens de la baisse du prix des produits pétroliers. Mais puis que l’opinion a résisté face à cette première diversion de Mmamady YOULA, le président CONDE, de retour d’un voyage africain prend la relève.

D’abord sur la question du carburant il s’est montré évasif en disant qu’il n ya pas de problème entre le pouvoir et le syndicat. Comme si cela ne suffisait pas, il évoque la question d’un troisième mandat. Répondant à la question d’un confrère, il a laissé entendre que c’est le peuple qui sait s’il va ou non  respecter la constitution en quittant en 2020. Mais en âme et conscience de quel peuple parle-t-on?

La vérité est que les Guinéens souffrent actuellement. Ils sont confrontés à une cherté de vie sans commune mesure. Depuis l’avènement du régime actuel tout ce dont s’est tout temps targué ce n’est pas la diminution du prix des denrées alimentaires. C’est plutôt de la stabilité des prix. Mais cet « acquis », si c’en est vraiment un s’est envolé comme un éclat depuis le début du second mandat. La vraie question d’actualité c’est le panier de la ménagère. Malheureusement, le président a tendance à réussir sa diversion, car les plus hauts responsables politiques de ce pays lui prête le flan en passant leur temps à commenter  ce faut débat. A quand la maturité politique dans ce pays ? Pauvre de nous!

Oumar Rafiou DIALLO, www.kababachir.com

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