Ligue des champions, Liverpool-City : les Reds plus forts sans Coutinho ?

Cela fait trois mois que Coutinho a quitté Liverpool. Le club de la Mersey ne s’en porte pas moins bien. Et les chiffres tendent à le prouver.

En janvier dernier, et après quatre ans et demi passés au club, Philippe Coutinho a fait le choix de quitter Liverpool. Un départ qui devait nécessairement laisser un vide au sein de la formation anglaise. De par son talent, de l’importance qu’il avait chez les Reds, tant sur le terrain que dans le vestiaire, le Brésilien ne pouvait être remplacé facilement, disait-on. Les supporters de l’équipe s’inquiétaient même à l’idée de voir la bande à Klopp basculer sur la pente descendante sans son Magicien. Il n’en a rien été finalement. Non seulement, Liverpool continue de faire bonne figure en championnat et en Europe mais dans le jeu, il reste tout aussi séduisant avec un rendement offensif intact.

On peut toujours débattre de l’utilité de comparer des périodes distinctes vu que le contexte diffère, mais il est tout de même intéressant de voir la productivité des Reds avec et sans Coutinho durant cette saison 2017/18. Toutes compétitions confondues, en terme de points récoltés, Liverpool se montre meilleur sans le néo-Barcelonais (2,3 pts/match suite à son départ, contre 1,7% avant). Cette donnée est d’autant plus significative que depuis la mi-janvier, les Liverpuldiens ont notamment dû affronter les trois premiers au classement de la Premier League (Manchester City, Manchester United et Tottenham) et aussi attaquer la phase à élimination directe de la C1 avec la double confrontation contre Porto. La compétitivité générale de l’équipe n’a donc pas pâti de la séparation avec l’international auriverde.

Liverpool gagne et marque autant qu’avant

Qu’en est-il du rendement offensif ? Là aussi, il n’existe aucun signe d’une quelconque régression. Liverpool marque toujours autant qu’avant (2,5 buts/match). La seule différence c’est qu’il y a moins de tirs tentés (16 par match contre 19,2 auparavant). Que faut-il en déduire ? Que l’équipe monopolise plus le ballon désormais ? Une hypothèse recevable et validée par le fait qu’il y a plus de passes dans les 30 derniers mètres adverses. Avec les Roberto Firmino, Sadio Mané, Mohamed Salah et Emre Can le ballon tournerait un peu plus en phase de préparation. Ce qui ne veut pas dire nécessairement que la possession est plus importante (moyenne de 59,6% actuellement, contre 58,6% auparavant).

Il existe des domaines où les Rouges se montrent moins prolifiques depuis le dernier mercato hivernal. Il y a notamment celui des centres tentés par match (13 contre 16) ou encore le nombre de passes réussies dans la moitié de terrain adverses (76% contre 78%). Le deuxième joueur le plus cher du monde était donc précieux aux siens, à fortiori lors des matches où son équipe avait une grande mainmise sur le jeu.

Klopp a responsabilisé un peu plus Salah, Firmino et Mané

Bien sûr, pour répondre à la question si Liverpool est meilleur sans Coutinho qu’avec, le mieux placé reste l’entraineur. Jürgen Klopp a lui refusé de trancher. « Des fois, ça nous rend plus imprévisible de ne pas avoir un joueur de son calibre dans l’équipe, a-t-il déclaré en conférence de presse. Mais, il y a aussi des jours où il nous manque. Phil avait une grande importance dans notre jeu et lorsque nous n’étions pas au mieux c’était toujours bien de lui donner le ballon et le laisser se débrouiller. Cela étant, quand il n’était pas là, il nous est toujours apparu clair qu’on devait faire différemment, et donner plus de responsabilités aux autres ». Et cette méthode marche.

Par le passé, Liverpool a souvent souffert des départs de joueurs importants. Les défections les plus ressenties ont été celles de Xabi Alonso (2008) et Luis Suarez (2014). Avec Coutinho, on constate donc que « l’après » n’a pas été aussi pénible que redouté. Loin s’en faut. Toutefois, Klopp reste prudent. Et attend de voir comment sa formation va pouvoir se comporter sur la durée : « On s’est battus pour le garder. Cela n’a pas marché, et on a dû regarder vers l’avant. Je suis content de voir que jusque-là, cela a plutôt bien fonctionné. Mais, maintenant ce qui m’intéresse c’est de voir si ça va fonctionner demain, pas si ça fonctionnait avant. On a dû se réinventer, et c’est aussi parce qu’on n’avait pas le choix ». La double confrontation contre Manchester City, dont le match aller a lieu ce mercredi soir à Anfield, sera un témoin important.

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