L’ONU et la CEDEAO appellent au respect des droits humains dans la lutte contre le COVID-19

Les violations des droits de l’homme dans la lutte contre le COVID-19 ne laissent pas indifférents les Nations-Unies et la CEDEAO.

Les deux institutions exhortent les Etats membres à ne pas sacrifier les droits humains fondamentaux au profit des urgences imposées par la crise de la COVID19.

En Guinée, ces mesures restrictives imposées par les autorités en place ont été émaillées des violences, entrainant des cas des morts à Coyah et Dubréka, tués par balles par les forces de l’ordre le 12 mai dernier.

Une situation qui irrite les défenseurs des droits de l’homme qui dénoncent les violences d’Etat en cette période de pleine pandémie de COVID-19.

 Dans une tribune co-signée et publiée ce vendredi 15 mai 2020 dans le magazine panafricain JEUNE AFRIQUE par le Président Jean Claude Kassi BROU de la Commission de la CEDEAO et le Docteur Mohamed Ibn CHAMBAS, représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, les deux institutions ont appelé les Etats membres à ne pas sacrifier les droits humains fondamentaux au profit des urgences imposées par la crise de la COVID19.

A travers cet article, les deux auteurs ont réaffirmé leur soutien aux Etats membres et aux populations pour les nombreux efforts qui sont déployés individuellement, sur le plan régional (CEDEAO et Union Africaine), et sur le plan mondial (les Nations Unies) contre cette pandémie qui déstabilise l’économie globale et la vie des milliards de personnes à travers le monde. Celle menace qui vient s’ajouter aux nombreux défis particulièrement d’ordre sécuritaire qui affectent déjà le développement, la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel, ne doit pas amener les Etats à oublier deux idées primordiales.

La première idée appelle les gouvernements de la région au respect des droits de l’homme, de l’inclusion, de l’égalité des genres, de la prévention des violences contre les femmes, ainsi que la lutte contre la stigmatisation, dans les différentes décisions qui sont prises face cette urgence sanitaire.

La seconde idée porte sur la nécessité d’un consensus politique inclusif autour de la décision de maintenir ou de reporter les élections pour les pays qui doivent connaitre des échéances électorales au cours de cette année 2020, tout en tenant compte des recommandations des experts médicaux.

Les 2 institutions ont, pour finir, réaffirmé leur volonté d’ouvrer ensemble pour aider la région à sortir de cette épreuve plus forte, plus unie et plus solidaire.

Avec JA

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