Lutte contre le blanchiment de capitaux : la Guinée dans la danse ?

La Guinée veut s’inscrire dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. C’est le Gouverneur de la BCRG qui fait l’annonce. Loucény Nabé a rappelé que la complexité du blanchiment de capitaux et ses multiples méandres rendent difficile toute évaluation de ses impacts, malgré l’absence de chiffres précis, les conséquences négatives des produits de la criminalité sur l’économie et la société sont bien connues.

Au cours du conseil des ministres du jeudi, il a précisé l’existence des outils et sources disponibles qui nous aident à mieux comprendre les risques liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. Selon le rapporteur du conseil, « ces outils et sources comprennent l’évaluation mutuelle et le rapport de suivi, les typologies et d’autres études et recherches, les rapports sur les actes criminels et les enquêtes sur les cas de blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans les pays ouest africains, et les résultats des évaluations des besoins techniques en vue d’une assistance technique aux Etats membres du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA). »

C’est pourquoi, dans le cadre du renforcement de son système de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la Guinée a mis en place un certain nombre de mesures, notamment : la loi sur le blanchiment de capitaux ; la loi sur le financement du terrorisme ; la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF).

Pour les actions urgentes, il a été rappelé au gouvernement de rendre opérationnel le Comité Interministériel créé pour coordonner les activités nationales de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Aussi, de renforcer les capacités opérationnelles et techniques de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières. Les recommandations sont longues, mais, le gouvernement entend engager sans délai tous les dispositifs possibles afin de lutter contre le blanchiment de capitaux.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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