Lutte contre l’épilepsie : L’hôpital régional de Kankan en manque du matériel de pointe !

Hier lundi l’humanité célébrait la journée internationale de lutte contre épilepsie. Même si elle est passée inaperçue à Kankan, force est de reconnaitre que c’est une des maladies assez fréquentes dans les communautés locales. Les victimes font très souvent l’objet de ségrégation.

Selon les spécialistes, il affecte le système nerveux central de l’homme et se caractérise fondamentalement par des convulsions de courtes durées très graves. A l’’hôpital régional de Kankan, c’est l’unité en charge de la médecine générale qui s’occupe des victimes.

Rencontré ce mardi 11 février 2020, l’expert cubain, en fonction auprès dudit service interprété par son infirmière Fatoumata Keita, nous a révélé que les cas d’épilepsie qu’ils rencontrent sont de deux types. « Nous diagnostiquons, des épilepsies de forme simples, et de forme chronique. Tous se manifestent par des mouvements involontaires. C’est une maladie héréditaire ». A-t-il développé.

Même si l’expertise semble ne pas faire défaut, il faut toutefois reconnaitre que l’hôpital régional de Kankan n’a pas du tout les moyens de faire le traitement de cette pathologie.

« Il y a des médicaments anti épileptiques pour soigner les crises mais face à cette pathologie, il faut un examen pour poser un diagnostique fiable. Cela ne peut se faire sans un encéphalogramme. Mais ici à Kankan, nous n’en possédons pas. Il manque aussi un scanner dans notre service. C’est pourtant à l’aide de ces  matériels que nous pouvons évaluer la tête. Sinon il y a des risques de confondre la maladie avec certaines autres qui peuvent provoquer aussi des crises comme la tumeur cérébrale. C’est pour cela qu’on a besoin d’un encéphalogramme ou d’un scanner pour mieux diagnostiquer les patients ». A-t-il requis.

En attendant le jour où les autorités se décident à combler ce manque à gagner, pour le moment il faut signaler que les patients suspectés de faire des crises d’épilepsie à Kankan sont obligatoirement évacués à leurs propres frais vers la capitale Conakry.
Ahmed Sékou Nabé correspondant de kababachir.com à Kankan.

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