Macky Sall : ‘’Pour nous, la frontière est un trait d’union et un espace de convivialité entre les peuples’’

Pendant que la CEDEAO mène une médiation pour obtenir la réouverture des frontières entre la Guinée et le Sénégal d’une part, la Guinée et la Guinée Bissau d’autre part, fermées à la veuille de la présidentielle guinéenne d’octobre 2020, le sujet n’est pas passé inaperçu du côté sénégalais à l’occasion du 61ème anniversaire de son indépendance.

Dans un discours à la nation, le président Macky Sall l’a abordé tout en mettant un accent particulier sur ce qu’on appelle « les traditions de bon voisinage ».

Tout d’abord le Président Sénégalais  dira à cette occasion que : « Le thème de la fête nationale de cette année porte sur  Forces de défense et de sécurité et protection des frontières. »  Il rappelle opportunément la première tâche régalienne de l’Etat : celle d’assurer ‘’la sécurité, la sûreté et la quiétude de tous ceux qui vivent à l’intérieur de ses frontières, nationaux comme étrangers. Si les frontières restent toujours pertinentes au sens terrestre, maritime et aérien, les menaces sont constamment changeantes. Elles sont devenues plus diffuses, plus complexes, plus difficiles à prévenir et à combattre. En somme, c’est le monde qui est devenu plus dangereux face aux périls de toutes sortes : le terrorisme, la cybercriminalité, les crimes transfrontaliers, les défis environnementaux et sanitaires.’’

C’est pourquoi, ajoute Macky Sall, ‘’nous devons en permanence ajuster nos outils de veille, de prévention et de prise en charge des menaces.’’  
 Sans citer la Guinée, le Président Sénégalais a fait allusion aux relations historiques qui lient son pays et ses voisins : « Nos Forces de défense et de sécurité continueront de veiller sur nos frontières en restant fidèles à nos traditions de bon voisinage. Pour nous, la frontière un trait d’union et un espace de convivialité entre les peuples. », a –t-il rappelé.

Justifiant sa décision de fermer les frontières avec certains de ses voisins, le Président guinéen, Alpha Condé a pour sa part parler des menaces sécuritaires qui proviendraient du Sénégal, de la Guinée Bissau et de la Sierra Léone, qui a été récemment rouverte après concertation entre les deux gouvernements sous la médiation de la CEDEAO.

Mais pour le cas Sénégalais, Macky Sall avait déjà laissé entendre qu’il n’avait pas fermé ses frontières et que c’est la Guinée qui a fermé. A ce titre, il n’avait pas à négocier parce qu’il n’a pas fermé. Si la Guinée rouvre, la frontière sera rouverte.

A quand la fin de calvaire entre ces deux peuples liés par l’histoire et la géographie?

Attendons de voir.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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