Macron maintient la pression, Alpha appelle au secours

La souveraineté à toutes épreuves et inopérante est-elle oubliée, pour faire place à la sérénité, à la distinction entre immixtion dans les affaires intérieures et, bon sens lié au respect des principes démocratiques surtout quand on revendique plus de 40 ans de lutte pour la démocratie ?

Cette question mérite bien d’être posée. En effet, Alpha Condé est allé au clash avec la communauté internationale dont le seul tort est de l’interpeler sur les principes qui gouvernent le monde : les droits de l’homme, le respect des principes démocratiques, la justice équitable, etc. Le vieil homme se fâche et s’emmure derrière une souveraineté inopérante et draine avec lui, des larbins du RPG aveuglés.  Il crie sous tous les toits que son pays est souverain, comme si, un seul pays du monde démocratique lui a dit que son pays ne l’est pas.

Aujourd’hui, l’amalgame est passé et Alpha Condé reprend ses esprits. Il a compris que mieux vaut accepter d’être tancé que d’être esseulé. Ainsi, il a invité, le jeudi dernier le Ministre en charge des Affaires Etrangères à « organiser des rencontres régulières avec les chancelleries étrangères en Guinée sur l’évolution de la situation intérieure afin que tous les ambassadeurs et représentants d’institutions internationales soient objectivement informés du contexte politique, économique et social prévalant dans notre pays. »

Cette invite intervient au moment même où la France et les autres pays de l’UE snobent Conakry en félicitant ADO, lui qui affiche, sans sourciller, sa réelle volonté d’apaiser le climat politique, en allant vers ses opposants. Même s’il ne veut pas faire comme Ouattara, Alpha Condé, asphyxié, esseulé, rendu paria, même avec certains pairs de la CEDEAO, appelle au secours et semble s’ouvrir. Il passe d’abord par les diplomates étrangers accrédités en Guinée. La souveraineté est subtilement mise de côté. Place aux négociations souterraines.

De toutes les façons, il y va de son intérêt. Et il a le choix. Mais faudrait-il, selon le Quai d’Orsay que le candidat élu du RPG prenne ses responsabilités dans le cadre de l’apaisement, car, «nous considérons qu’il revient au Président Alpha Condé de poser des gestes d’ouverture pour apaiser la tension qui existe toujours en ce moment dans son pays » a déclaré le ministre français des affaires étrangères.Jean Yves Le Drian qui a déjà donné la position de la France avant même le référendum orchestré est manifestement sans pitié à l’endroit de Conakry.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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