Magouilles dans l’Enseignement supérieur :Yéro Baldé saura-t-il rebondir ?

Ce sont des vaches laitières d’une petite poignée de cadres tapis dans l’administration guinéenne, notamment aux Finances, à l’Enseignement supérieur et au niveau des Universités et Instituts privés et publics. Les subventions de l’Etat se partagent entre amis, copains et coquins. On s’en fou de la qualité de l’enseignement, on s’en fou de la formation, de l’aménagement des bibliothèques dignes, de la qualification des professeurs, du cadre d’étude, etc.

Une brouille de plus de 300 milliards GNF est injectée dans ces écoles.  Les Universités poussent comme des champignons. Les Instituts aussi sortent de terre. C’est le qui mieux mieux chacun veut avoir la part du gâteau souvent avec des fausses déclarations. YéroBaldé a dû prendre le taureau par les cornes parce qu’ils sont nombreux ces ministres qui ont des écoles supérieures et qui jouissent de cette fameuse subvention.

Selon le ministre sur un total de 85 585 étudiants théoriquement inscrits  rien que dans les Institutions d’enseignements  supérieures  publiques et privées de Conakry, seuls 38 647 ont été effectivement recensés ; soit un écart de 46 938. Au niveau des Universités publiques sur 33 634 étudiants annoncés, seulement 19 575 étudiants sont à ce jour connus des effectifs du Ministère de l’enseignement supérieur. Soit 42% de fictifs dans le public. C’est pourquoi, être Recteur vice-recteur et autre dans ces Universités vaut mieux que d’être ministre ou chef de cabinet. Yéro Baldé parle déjà de 200 milliards GNF – seule l’Université publique de Sonfonia reçoit annuellement 60 milliards GNF – qui se partagent chaque année. Quoi de plus normal, car, ces Universités échappent à tout contrôle. Yéro Baldé saura donc certainement rebondir, s’il ne se fait pas taper sur les doigts.

Déjà, on apprend qu’il y a un gros lobby redoutable qui se forme autour du ministre afin de l’affaiblir et donc le mettre hors d’état de nuire. La démantelée, on attend de voir la suite du rapport d’audit. Des voix s’élèvent déjà pour dénoncer des chiffres erronés. On reproche aussi au ministre de n’avoir pas rencontré auparavant les privés avant d’aller vers la presse. C’est scandaleux, crie-t-on. La balle est partie.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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