Makanera à l’UFDG : Un allié politique ou un opportuniste ?

Débarqué récemment du gouvernement à la faveur de la formation du gouvernement Youla, Makanera Kaké, dit avoir rejoint l’opposition guinéenne. Et pour passer de la parole à l’acte, l’ancien ministre de la communication a pris part à la dernière Assemblée générale de l’UFDG samedi dernier.

Intervenant devant les militants et sympathisants de l’UFDG, le Fondateur du mouvement ‘’Timboré’’ s’est exprimé en ces termes :

« J’ai toujours demandé à Dieu de me permettre de faire violence sur moi-même, quand je me rends compte que je me suis trompé, de me mettre en garde à vous et de demander pardon ! Elhadj Cellou, je vous demande pardon. » a déclaré l’ancien ministre de la Communication.

Sur les raisons de son ralliement à l’UFDG, Makera explique : ‘’ Ce qui m’a motivé à rejoindre ce parti, c’est une chose que je ne vais jamais oublier, c’est lorsque Madame Dalein est parti me rendre visite quand j’ai fait l’accident, Alpha Condé et sa femme, personne n’est venu me rendre visite’’, a-t-il laissé entendre.

Mais malgré cette déclaration de Makanera, l’opinion publique reste partagée à cette attitude de l’ancien ministre de la Communication

Makanera, qui jusqu’ici défendait le régime en place change de ton et annonce son ralliement au principal parti de l’opposition guinéenne.

Mais d’après un observateur de la scène politique nationale, qui s’est confié à notre rédaction, au niveau de l’UFDG, la méfiance est de mise. Même si l’homme est frustré depuis son limogeage du gouvernement, Makanera affiche un air d’opportuniste et peut même jouer le rôle d’espionnage.

Parlant de crédibilité, l’homme n’a pas une bonne réputation au sein de l’opinion publique, parce que perçu comme un opportuniste. Bien qu’il soit un grand gueulard qui a passé tout son temps à s’exprimer dans les médias, sa capacité de mobilisation est presqu’inexistante. En plus, son CV et son carnet d’adresse laissent à désirer.

Pour toutes ces raisons, l’on se demande ce que Makanera peut apporter à l’UFDG, un parti auquel les militants restent encore soudés derrière leur leader, malgré les hostilités.

Mariam Diallo, www.kababachir.com

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