Makanera Kaké déboucle Koutoubou Sanoh

Ils furent tous les deux ministres d’Alpha Condé. L’un à la Communication, l’autre à la Coopération internationale. Mais, selon toute vraisemblance, entre Koutoubou Moustapha Sanoh et Makanera Kaké ce n’est pas le parfait amour.

Dans une sortie médiatique récente, le leader de Ndiboré, aujourd’hui allié à Dalein a débouclé Koutoubou, lui, encore auprès d’Alpha Condé en qualité de conseiller diplomatique. La friction est partie du soutien qu’a apporté le conseiller au ministre Gassama Diaby, brandissant la CPI pour dissuader les opposants à toutes manifestations de rue pour exiger la vérité des urnes.

Extrait : « C’est ce qui m’a beaucoup plus déçu, c’est cette réaction de monsieur Koutoubou Moustapha Sanoh, ministre conseiller diplomatique d’Alpha Condé. Eux qui se disent professeur en Guinée, ils nous ont créé  des problèmes. Parce que, la plupart de ces professeurs n’ont même pas le niveau de ceux qui ont une licence en Guinée. Ça c’est excessivement grave. Koutoubou en personne je le connais. Quand vous prenez Koutoubou, il a trahi les gens par rapport à sa profession, par rapport à son niveau et à sa conviction. Quand j’ai vu son CV kilométrique, qui peut faire un livre, le pauvre ne savait même pas que le N’ko n’est pas une langue, mais un alphabet. Il prétend parler quatre langues internationales : Français, Anglais, Arabe et N’ko. Sur sa  conviction, il se dit convaincu dans le combat qu’il mène pour la démocratie. »

Et Makanera d’ajouter sur Guinée matin :« Je me demande en qualité de qui, Gassama va saisir la Cour Pénale Internationale. Mais, il faut être un  Koutoubou pour être heureux quand un ministre fait ce genre de déclarations. Là où je trouve que Koutoubou n’a rien dans la tête, si je suis conseiller diplomatique du président de la République, un ministre fait de telles déclarations, je chercherais à cacher ce passage, parce que ça veut dire que les institutions guinéennes sont incompétentes ou qu’elles n’existent même pas. La compétence de la Cour Pénale Internationale est subsidiaire. C’est les Etats défaillants, qui sont incapables de prendre leurs responsabilités les plus élémentaires pour juger les criminels, qui font recours à la Cour Pénale Internationale. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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