Malgré sa condamnation, Guillaume Soro maintient sa candidature à la présidentielle

« Je considère ce verdict comme un non-événement, je maintiens ma candidature à la présidentielle et je demande à tous mes partisans de demeurer mobilisés et de continuer le travail de mobilisation et d’implantation. Notre victoire ne fait aucun doute. Nous gagnerons la prochaine élection présidentielle, c’est une certitude ».

C’est en ces mots que Guillaume Soro a réagi à sa condamnation sur les réseaux sociaux.

 L’ancien chef de la rébellion ivoirienne, candidat à la présidentielle d’octobre 2020, a été condamné hier à vingt ans de prison pour « recel de détournement de deniers publics’ et ‘blanchiment de capitaux » par le tribunal correctionnel d’Abidjan au terme d’une audience boycottée par ses avocats.

Guillaume Soro est accusé d’avoir acheté en 2007 sa résidence d’Abidjan avec des fonds publics.

Mais  l’ex-Chef rebelle devenu Président de l’Assemblée nationale, suite à une alliance avec Ouatara, n’entend pas de cette oreille. Soro estime que :  « C’est une sentence qui ne nous émeut absolument pas. La parodie de procès à laquelle nous avons assisté ce jour est la preuve ultime que l’Etat de droit est définitivement enterré par Alassane Ouattara. Cet homme qui porte aujourd’hui avec beaucoup d’aisance les habits de dictateur, qui soumet la justice à sa botte et commande des sentences de mise à mort politique contre ses rivaux afin de les exclure de la compétition électorale, incarne la pire version du dirigeant africain. Il a bien vite oublié que cette justice qu’il manipule aujourd’hui est la même qui l’avait décrété il y a quelques années, inéligible à toute élection en Côte d’Ivoire, pour nationalité et moralité douteuses. Même être député, lui était impossible. La suite nous la connaissons tous: il est devenu président. Je lui dis que cette décision ne nous ébranle pas.», a insisté l’ancien Chef rebelle qui a pris la tête d’un parti politique dans la perspective de la présidentielle d’octobre prochain.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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