Malick Sankhon, de Conté à Condé: la traitrise insoupçonnée !

« L’homme n’est donc que déguisement, que mensonge et hypocrisie, et en soi-même et à l’égard des autres. Il ne veut donc pas qu’on lui dise la vérité. Il évite de la dire aux autres ; et toutes ces dispositions, si éloignées de la justice et de la raison, ont une racine naturelle dans son cœur. »

Cette citation de Blaise Pascal résume, à elle seule, la honteuse personnalité de Malick Sankhon, actuel DG de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS), par ailleurs, géniteur des Chevaliers de la République, une obscure organisation de bandits à la gâchette facile. Malick Sankhon, de Conté à Condé. Voilà un raccourci qui retrace la traitrise insoupçonnée de celui qui se faisait passer comme un des très proche de Lansana Conté, alors qu’il n’était en réalité qu’un espion d’Alpha Condé, opposant historique d’alors. Malick Sankhon crée LCC, Lansana Conté Continue, puis transforme ce mouvement en formation politique et devient : La Cause Commune. Des subterfuges qui consistaient à brouiller la piste afin de bénéficier des largesses du pouvoir, notamment dans la réelle vie de la nation et au sommet de l’Etat.

Pour bien huiler la machiner, il se rapproche de la Premier Dame Henriette Conté, se fait passer comme un agneau, le bon serviteur. Il n’en était pour rien de tout cela. Juste un traître à la solde d’un opposant qui a tout refusé du vieux général de Wawa. De manœuvre en manœuvre, Malick, le lâche se fait nommer Directeur du Protocole d’Etat. Il jouera encore son rôle pour satisfaire son Alpha Condé établit au bord de la Seine mais qui est au courant de tout ce qui se passe dans l’appareil d’Etat. Malick a réussi, des années durant, à tromper famille et proches de Lansana Conté. Le rat de Malick continuait de creuser, il caresse le sécret rêve de devenir Secrétaire général à la Présidence, pour mieux fixer ses oreilles et ses yeux sur la vie de Conté et de la République. Mais, ce rêve ne sera pas réalisé, il se contentera du poste de secrétaire général au Tourisme, puis Gouverneur de Conakry. Mais déjà, le mal était commis. Il a joué un rôle prépondérant dans le choix de Lansana Kouyaté suite aux soulèvements populaires de janvier et de février 2007.

Au plus près de lui, un certain Alpha Condé dont la boulimie pour le pouvoir était devenue obsédante, maladive. Mais, au fil des jours, de la trahison s’installe entre les trois. Ils s’éloignent de LK tous les deux. Depuis, c’est la rancune à peine voilée, malgré l’alliance scellée pendant l’entre-deux-tours de 2010 entre le PEDN et le RPG. La suite, on la connait : le divorce, pour non-respect des engagements. Malick, lui tranche dans le vif : « Aujourd’hui, personne ne peut dire que le professeur doit quelque chose à Kouyaté, Kouyaté n’a qu’à dire ce qu’il veut, nous on s’en fout. Alpha est un homme intègre et honnête, il a toujours respecté la parole donnée », déclarait-il dans l’hebdomadaire guinéen Le Populaire, N°335 du 15 janvier 2013.

Avec un tel service rendu à Alpha Condé pendant des décennies, on comprend vraiment aujourd’hui ce que représente l’actuel DG de la CNSS et patron des Chevaliers de la République. Entre lui et Alpha qui aura donc le dernier mot ? Un duel de traîtres qui promet!

La traitrise de Malick a inspiré tous ses proches, à l’image de son petit laquais Ibrahima SoryCissé, l’homme de la mouvance et de l’opposition. Ibrahima Sory Cissé qui se dit être chargé de communication du patron de la CNSS et géniteur du CRAC a failli altérer l’avenir politique de son mentor Malick Sankhon et en même temps du parti présidentiel. Le patron de la CNSS pense que son gros bras droit, était un sérieux pilier sur qui compter mais en réalité, le petit vise plus haut.

C’est en effet de lui qu’on tient l’information selon laquelle le directeur général de la CNSS se fait payer à plus de 10 mille euros par mois. Il met à nu toutes les stratégies du DG de la Caisse nationale de sécurité sociale : l’hôtel de Boké, le CRAC, la tentative de reprise du RPG par Malick. Cerise sur le gâteau, lors de la visite d’Alpha Condé à Tunis, y compris celle liée à sa santé, Ibrahima Sory fait partie de ceux qui ont distillé l’information selon laquelle le septuagénaire de Sékhoutouréya est malade et admis à la clinique. Autant dire que Malick est un cas d’école de … traîtrise. Il va de soi.

 

Jeanne FOFANA, www.kababachir.com

 

 

 

 

 

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