MAMOU : Tamgaly-linsan, un calvaire pour les usagers !

De nos jours, traverser le tronçon Mamou-Kindia est devenu un problème majeur pour les usagers de la nationale Conakry-Kankan. Que vous soyez en bus, en muni bus et en taxi il est difficile de se frayer un chemin pendant les heures de prières et aux heures de rupture du jeun. Une route dégradée, un fil d’embouteillage énorme avec le stationnement désordonné des gros porteurs, voilà ce qu’on peut constater une fois sur les lieux. Linsan et Tamagaly sont deux localités privilégiés par les passagers et autres pour manger et prier. Une organisation a été nécessaire pour faire bénéficier aux citoyens des deux localités les avantages qui en découlent du stationnement des passagers. La sous-préfecture de Linsa ouvre restaurant et gargote la journée et celle de Tamagaly la nuit. Après une longue traversé, maitre Ibrahima Diallo, chauffeur d’un gros porteur nous explique le périple de qu’il a traversé, « actuellement il est très difficile pour nous de traverser certaines localités, de Conakry à Kankan ou N’Zérékoré. Le pire c’est quand nous approchons Lisan, de là, jusqu’après Tamagaly. Le fil de l’embouteillage est très long, la chaussée est rétréci et commence même à ce dégradé. Si je ne rentre pas très top à Linsan, je peux rester tout l’après-midi sur ce tronçon. L’autre gros problème, ce qu’il n’y a pratiquement pas de policier pour réglé la circulation, chacun gare là où il veut sans être inquiéter. Les chauffeurs s’insultent à longueur de journée. Le gouvernement doit nous réglé ce problème au plus vite ». L’état de dégradation poussée de la route occasionne assez de dégâts sur la route, notamment des pannes et des accidents qui coutent la vie à des citoyens guinéens.

Selon Madame Kourouma Fatou, commerçante, cette situation coute très chère aux commerçants ; « je vais en forêt pour acheter un à deux camions de bananes. Avant d’arriver à Linsan il se trouve que j’ai déjà beaucoup perdu en cour de route. Donc, ici encore nous sommes obligés de stationner toute la journée. La perte est énorme pour tout le monde. Je demande au gouvernement de nous aider à avoir un autre chemin pour faciliter l’écoulement de nos marchandises pour Conakry».

Une situation qui ne saute aux yeux de personne, les autorités à tous les niveaux sont informés de l’état des lieux à travers les différentes missions qu’elles effectuent à l’intérieur du pays. Le retard de l’écoulement des produits agricoles venant de l’intérieur pour la capitale ou des produits aloétique et autres denrées de la capitale pour l’intérieur est l’un des conséquences directes non négligeables qui affectent l’économie nationale.

Mamadou Mouctar Barry, correspondant Kababachir.com à Mamou

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