Manif politique : ce que Bah Oury dit de Dalein

« Le chef de file d’une certaine opposition républicaine, Cellou Dalein Diallo tente de revenir au premier plan de la scène politique en lançant de sempiternelles manifestations de rue pour s’imposer auprès de M. Alpha Condé comme un interlocuteur incontournable. »

Bah Oury est vraiment amnésique. Il a combattu Alpha Condé, injurié ce nouvel ami, allant jusqu’à appeler au soulèvement. Aujourd’hui, il se dresse en rempart contre ce dictateur maladroit de plus en plus happé par un troisième mandat. Pour ce Bah Oury-là, s’attaquant cette fois-ci à Dalein, « il est indispensable de clarifier solennellement cette position en réclamant plus de sérieux  et de sens de responsabilité à des personnes qui prétendent représenter une partie de l’opinion nationale. »

L’exclu pour insubordination de l’UFDG entend créer et maintenir un désordre sans précédent au sein du parti qui ne veut plus de lui, parce que acheté par le pouvoir. Il accuse Dalein , encore une fois,  d’avoir mis en place « sa stratégie qui consiste à créer un climat permanent de crises dans le pays. »   Catastrophique plus que naguère, Bah Oury, mué en chargé de com d’Alpha Condé estime que « c’est la stabilité du pays, la cohésion nationale et la sécurité sous régionale qui sont menacées. »

Il qualifie de fait, la démarche responsable de Dalein d’ «agitation stérile, infantile mais dangereuse » qui vise deux objectifs principaux : une poignée de main Alpha « pour rompre l’isolement politique et diplomatique du chef de file de l’opposition pour lui permettre de se repositionner sur l’échiquier national pour assouvir des intérêts personnels qui n’ont rien à voir avec les intérêts vitaux des militants de l’UFDG et combattre Bah Oury le 1er Vice-Président et fondateur de l’UFDG qui a échappé par miracle à une conspiration. » Sur son blog, le paria conclut : « La justification de l’appel à des manifestations de rue n’a dans ce contexte aucun fondement démocratique mais revêt une tentative de prendre en otage l’ensemble de la société guinéenne pour bénéficier d’une forme d’impunité. »

En attendant, l’UFDG n’a pas encore répondu à cette sortie âcre de Bah Oury. Faut-il le faire ou pas ? Trop léger pour apporter des démentis à ces élucubrations propres à un frustré en quête de reconnaissance auprès de celui qui fut l’homme à abattre. Hélas, le raid de Kipé n’aura pas abouti.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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