Manifestation des élèves des écoles publiques

Alors que le gouvernement guinéen, à travers son porte-parole Albert Damantang Camara, par ailleurs ministre de l’Enseignement technique, du Travail et de l’Emploi, avait demandé dimanche soir à la télévision nationale la reprise des cours dès ce lundi sur toute l’étendue du territoire national, après douze jours de congé imposé aux élèves, la tension est montée d’un cran ce matin dans plusieurs quartiers de ville de Conakry.

Les élèves des établissements scolaires publics notamment à Kipé et Matoto sont descendus dans les rues pour exiger leur prise en charge par des professeurs qualifiés. Les manifestants ont barricadé la route, empêchant la circulation de véhicules sur certains axes de la capitale. Des pneus ont été brulés sur la chaussée par endroits. Les forces de l’ordre sont intervenues par tenter de disperser les élèves grévistes, donnant lieu à des échauffourées.

Reprise des cours morose

Si les élèves du public ne semblent pas être prêts à rejoindre les salles de classe, certains du privé ont repris le chemin de l’école dans la matinée de ce 13 février. Toutefois, c’est une reprise morose que l’on a constatée dans la plupart des établissements visités par Kabanews dans la banlieue de Conakry. Certains élèves des écoles privées ont repris le chemin de l’école lundi matin comme demandé par les autorités éducatives ; et les cours s’y sont déroulés normalement.

Le calme est revenu à la mi-journée dans les quartiers secoués par la contestation. Pour l’heure, le gouvernement n’a pas réagi à ces nouvelles manifestants. Pourtant, le congé décidé le 1er février dernier visait justement à casser le mouvement de contestation qui commençait à prendre de l’ampleur, bien que la raison avancée était de permettre le déploiement des enseignants nouvellement engagés dans la fonction publique. Visiblement, le stratagème n’a pas fonctionné…

Thierno Diallo, Kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.