Manifestation: Les étudiants de Gamal réclament la réduction du prix de transport

Face à la cherté du prix de transport liée à la mesure d’urgence sanitaire, les étudiants de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry ont battu le pavé ce lundi 21 septembre.

Tôt le matin, ces étudiants ont boudé les salles de classes pour manifester contre la décision du gouvernement de reconduire l’état d’urgence sanitaire, en particulier, la limitation à 3 le nombre de passagers dans les taxis, qui entraine le dédoublement du prix du transport, sans tenir compte de leur situation.

Le porte-parole des étudiants grévistes revient sur le bien fondé de ce mouvement de protestation :

« Comme vous le savez, ce dernier temps, nous avons constaté une prorogation de l’état d’urgence, nous avons été surpris en tant qu’étudiant, vu que la reprise a été effective dans toutes les universités, on paye le transport 3 000 FG par tronçon, il a fallu qu’on manifeste pour montrer notre mécontentement face à cette situation, puisque nous les étudiants, nous ne pouvons pas supporter cet état de fait. Imaginez qui quitte kilomètre 36 pour se rendre à Gamal, il est obligé de payer une somme de 50 000 FG par jour sans compter de quoi  manger. A retenir que les activités économiques sont au ralenti, les parents sont épuisés économiquement. Comment on va s’en sortir face à cette situation ? », s’interroge Louceiny Magassouba au micro de Kababachir.com.

C’est pour toutes ces raisons, ajoute notre interlocuteur, « que l’ensemble des étudiants ont décidé de sortir aujourd’hui pour protester contre cet état d’urgence. Il faut que le président puisse revenir sur sa décision afin que nous revenions à l’ancien tarif, c’est-à-dire, 1 500 FG par tronçon. Nous disons oui au port des bavettes, mais non à  3 000 FG par tronçon. »

 Face à l’arrestation de certains de leurs collègues, Louceiny Magassouba prévient qu’ils n’arrêteront pas le mouvement tant que leurs collègues ne sont pas libérés :

«   Nous exigeons la libération de nos collègues arrêtés sans quoi, il n’ya aura pas de des cours dans els universités. Notre mouvement est citoyen, il n’est pas politique. Nous sont sortis pour revendiquer un droit », a-t-il laissé entendre.

Au moment où nous quittions les lieux, les étudiants, qui n’ont pas encore dits leur dernier malgré l’arrestation de leur collègue, étaient en train de se regrouper dans l’enceinte de l’Université à nouveau pour accéder le mouvement de protestation

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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