Maroc : Vers une gouvernance durable de la filière de l’arganier

Au Maroc, les arbres d’arganiers constituent une source de revenus pour trois millions de personnes, qui vivent majoritairement en zone rurale.

Le Maroc, premier producteur mondial d’huile d’argan, a lancé à Agadir (sud-ouest) les travaux de construction d’un Centre national de l’arganier (CNA) qui se chargera d’assurer une gouvernance durable de la filière. Mis en œuvre par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), le CNA aura pour principal rôle de structurer et de canaliser l’ensemble des efforts liés à l’Arganeraie, un écosystème d’une grande importance écologique, culturelle et économique au Maroc.

L’objectif est de concrétiser les engagements de l’État avec l’interprofession dans le cadre d’un contrat programme pour la mise en place d’un pôle de compétences dédié à l’Arganeraie, a indiqué le ministère marocain de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. Il sera engagé en tant que plateforme d’interprétation du patrimoine, de convergence et de coordination de la recherche et de gestion des connaissances pour favoriser un accompagnement optimal de la filière et des acteurs.

Le CNA comportera une unité d’interprétation du patrimoine de l’Arganeraie, une unité d’encouragement de la recherche scientifique et une unité de gestion des connaissances, a-t-on relevé. Le Sud-Ouest du Maroc est connu pour ses vastes forêts d’arganiers. Ces arbres constituent une source de revenus pour trois millions de personnes, qui vivent majoritairement en zone rurale, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La plupart des exploitants sont des femmes, qui font partie de la minorité nomade autochtone amazighe.

Source: dpa-news.de

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