Massacres du 28 septembre : Les USA dénoncent la lenteur de la procédure

A la différence de certains organismes de défense des droits des victimes du stade du 28 septembre 2009, le département d’Etat américain ne semble pas se satisfaire des promesses que le nouveau ministre de la justice fait ces derniers temps. Dans une déclaration empreinte de peu de diplomatie, les autorités américaines déplorent le peu de progrès que l’instruction du dossier par le pool de magistrats guinéens a enregistré.

Le porte-parole du département d’Etat américain commence par rappeler le contexte du « massacre de 2009 au cours duquel les forces de sécurité ont tué plus de 150 personnes, blessé des milliers d’autres, et violé publiquement plus de 100 femmes lors d’un rassemblement pro-démocratie à Conakry en Guinée ». Or, selon les autorités américaines, « Les victimes de ce jour tragique ne faisaient qu’exercer leurs droits fondamentaux de se rassembler et protester contre un régime militaire répressif qui avait étouffé la réforme démocratique et commis des violations des droits de l’homme et d’autres crimes en toute impunité ».

Il se trouve cependant qu’en dépit de la mise en place de nombreuses institutions républicaines, ainsi de la nature grave des crimes, « peu de progrès ont été réalisés pour rendre justice aux victimes de ce massacre et à leurs familles ». Ce que le pays de l’Oncle Sam ne trouve pas normal surtout que, précise le porte-parole du département d’Etat, « les États-Unis mobilisent le monde pour soutenir la Guinée et ses voisins dans la lutte contre l’épidémie dévastatrice d’Ebola ». S’en servant même comme moyen de pression, l’administration américaine rappelle au gouvernement guinéen « de saisir les auteurs de ces crimes odieux, de mettre les responsables gouvernementaux accusés en congé administratif, de fournir les ressources adéquates à la commission d’enquête, et d’exhorter tous les membres des forces de sécurité à coopérer pleinement avec l’enquête ».

Au moins, cela permet de confirmer le fait selon lequel aucune aide n’est sans contrepartie.

Anna Diakité, Kabanews

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