MATAM : Le commissariat central réhabilité

Dans le cadre du programme de réforme des services de sécurité financé par l’Union européenne et mis en œuvre notamment par l’ONG COGINTA, le Commissariat central de la police de Matam a été réhabilité et vient d’être inauguré de nouveau par le premier ministre, Mohamed Saïd Fofana. C’était ce mercredi 8 octobre, en présence du ministre de la sécurité, Madifing Diané et du nouveau chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée, Gerardus Gielen.

 Justement, ce dernier, dans son intervention de circonstance, s’est montré satisfait de tout ce qui aura été fait jusque-là, dans le cadre de cette réforme. En effet, à l’en croire, le constat de départ était que la police guinéenne souffre d’un trois fléaux : faible capacité de gestion, déficit de ressources et manque de formation. Or, à travers le projet pilote ciblant les communes Ratoma, Matam, Matoto et N’Zérékoré, déclare le représentant de l’UE : «  la majeur partie des formations prévues a été délivrée, la quasi-totalité des équipements prévus ont été aussi donnés ainsi que les infrastructures réhabilitées ».

De son côté, le ministre de la sécurité et de la protection civile, estimant que l’Etat, à travers tout ce qui a été déjà fait en termes de restauration des équipements et de réhabilitation des infrastructures, serait en train de s’acquitter de sa part de contribution, a lancé un appel à en direction de la population, en vue de sa collaboration avec les services de sécurité. S’adressant directement à elle, il a notamment affirmé : « je demande aux citoyens de Matam de s’impliquer  dans la sécurité de leurs concitoyens car, aucune sécurité ne se fera en dehors des citoyens de la cité. La police n’est pas contre vous, elle est pour vous et elle travaillera toujours pour vous ».

 Admettant la nécessité de la sécurité pour une société qui se veut démocratique, le premier ministre a enfin axé son intervention sur les défis qui seraient de la police en vue d’amener les citoyens à faire évoluer positivement sa perception de cette dernière. « il vous reste encore beaucoup de choses pour changer l’image de la police guinéenne. C’est-à-dire, la perception qu’à la population vis-à-vis de sa police nationale », a-t-il alors lancé. Tout en concédant cependant que les services de police guinéens n’ont pas toutes les ressources dont ils ont besoin pour faire face à un  tel défi.

Anna Diakité, Kababachir.com

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