Mauvais état des routes : les causes, selon le directeur du FER‏

La Guinée n’a pas que des problème d’eau et d’électricité parfois. Il y a aussi celui de routes. En cette saison pluvieuse, les voitures passent presqu’à la nage. Les voies de canalisation sont bouchées par les ordures et le bitume s’arrachent comme des feuilles. Ce problème qui n’a fait que durer rend la population toujours mécontente vis-à-vis des gouvernants.

La direction générale du Fond d’entretien routier (FER) est l’organe chargé de maintenir les routes guinéennes en bon état. Lors de plusieurs sorties médiatiques, son directeur a parlé de ses plans d’actions pour satisfaire la population et surtout essayé de justifier la situation actuelle. Selon lui, ce problème est une des priorités du gouvernement guinéen. «Nous essayons de parer au plus pressé. Les entreprises sont déjà sous contrat pour réparer toutes ces routes-là. Mais il faut se dire la vérité, on ne peut pas travailler du bitume sous la pluie ce n’est pas possible. Donc, nous essayons de boucher les trous tels qu’on peut le faire pendant cette saison, mais la réalité on ne peut pas faire un travail conséquent sous la pluie», s’est justifié Souleymane Traoré.

Il enchaine avec des prévisions : «Quels que soient les travaux qui vont être faits, après chaque saison des pluies, ici comme en France, après les pluies diluviennes, les ponts s’en vont, les routes sont entièrement soulevées, c’est le propre aux intempéries. La deuxième que je dis, ce que nous travaillons sur des chaussés qui sont vieilles ; qui en principe, devraient être reconstruites mais, faute de moyen ; c’est pourquoi on a l’impression souvent qu’on fait les mêmes choses jusqu’à ce qu’on trouve les moyens», a-t-il poursuivi.

Au cas échéant, Souleymane Traoré en appel à la population en ce qui concerne la protection et l’entretien des routes. «La situation est difficile et le comportement des citoyens aussi, les voies d’évacuation, l’eau qui ne circule pas, qui est l’ennemi du goudron. Mais il faut qu’il y ait une réflexion profonde. Des ordures qui bouchent les voies d’évacuation qui font que l’eau vient sur la route, la chaussée, la détruise. Les maisons qui sont construites sur les voies du canal. Nous sommes sur une presqu’île si l’eau ne s’évacue pas elle reste sur le bitume, elle détruit le bitume».

Pendant ce temps, l’incivisme bat son plein, les embouteillages sont le quotidien des habitants de Conakry. Les routes à l’intérieur du pays sont impraticables, comme si le FER n’existait. A quand la satisfaction des usagers de routes guinéennes ?

Thierno Diallo, Kababachir.com

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