Me Sako dénonce « plusieurs dispositions liberticides » de la Constitution

Me Cheick Sako, démissionnaire et ancien Garde des Sceaux qui a été contourné pour procéder à la modification de la Constitution, selon le vouloir d’Alpha Condé a dénoncé, pas sans preuves, « plusieurs dispositions liberticides » de la Constitution.

C’est pourquoi il s’est dit « profondément choqué », car, bien de ces dispositions sont « susceptibles de créer de graves conflits dans le pays plus tard. Donc il est temps encore de revenir en arrière et d’en tirer les conséquences. »

Il a relevé d’autres failles : « Il y a ambivalence entre ces deux textes, je rappelle que le projet soumis au référendum le 22 mars qui a été publié au Journal Officiel et qui a été cacheté et paraphé par le ministre de la justice d’ailleurs est différent du second, promulgué le 14 avril ». Selon l’ancien ministre de la Justice, « Le problème est que le second texte ne correspond pas au premier, il y a une vingtaine de dispositions qui ont été soit retouchées soit falsifiées, comme exemple, l’article 13 du projet approuvé par référendum énonce de façon claire le principe de l’indépendance et de l’impartialité des tribunaux et curieusement dans l’article 13 du texte promulgué, cela est supprimé, c’est à dire que l’indépendance et l’impartialité des tribunaux sont supprimées. »

Et pour finir, il suggère : «C’est quand même assez grave, moi je ne fais pas de surenchère, si simplement on est dans une république, il faudrait absolument trouver le ou les auteurs de cette falsification pour qu’ils puissent répondre devant la justice ».

Le RPG doit certainement rougir, après la sortie de ce magistrat démissionnaire du gouvernement d’Alpha Condé.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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