Menace de grève : Les boulangers ont –ils reculé ?

L’annonce d’une grève des boulangers, pour le mercredi  18 Avril, avait inquiété plus d’un guinéen, quant on sait l’importance du pain dans les habitudes alimentaires du guinéen.

Après la rencontre entre le Chef de l’Etat et l’Union nationale des boulangers de Guinée, suivi de l’ouverture des négociations avec le gouvernement, le mouvement de grève annoncé a été immédiatement dissuadé.

Le ministre du commerce,  et ses deux collègues de l’Industrie et du Tourisme, qui ont pris part aux travaux, ont réussi à convaincre les boulangers, sans aucune garantie de la satisfaction des différents points de revendication.

Au sortir des négociations, il est indiqué dans un document signé conjointement par les différentes parties prenantes que : «toutes les parties signataires ont eu des échanges très fructueuses, allant dans le sens de l’apaisement social dans notre pays. Il a été arrêté, la levée du mot d’ordre de grève ce lundi 16 avril 2018».

Au cours de sa rencontre le weekend dernier avec l’Union des boulangers de Guinée, le Chef de l’Etat avait piqué une colère noire. Alors que le ministre du commerce avait déclaré quelques jours auparavant qu’il négocierait avec les boulangers seulement sur instruction du président de la République, Alpha Condé a de son côté lancé un avertissement aux boulangers :

«On ne se fout pas de moi. Sacko n’est pas mon interlocuteur, c’est El hadj Fofana mon interlocuteur. Il n’y aura plus de contrat entre Sacko et moi. Il n’est même pas capable de voir un ministre, c’est le Président qu’il veut voir et c’est dire après dans les quartiers ceci et cela. Le ministre du commerce va venir, vous aller en discuter. On vous a fait venir pour ne rien, au lieu de vous parler des boulangeries modernes, il a dit dans une radio qu’il faut exporter la farine. Lui il est qui ?  Grève, grève, ils n’ont qu’à grever, ils verront. C’est par respect pour ceux qui sont venus de l’intérieur que je suis ressorti pour vous rencontrer. Je vais vous dire qu’il vous a menti. J’ai appelé Sacko dès qu’on m’a informé de leur préavis de grève et il m’a dit que c’est faux. Désormais, quand il y a un problème, rencontrez le ministre du Commerce », rapporte nos confrères de mosaiqueguinee.com

Comme on le voit, les boulangers reculent, sans la moindre garantie de la satisfaction de leur revendication, à savoir, casser le monopole dans le secteur et favoriser la production et la commercialisation d’une farine de qualité.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

 

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