Mission d’observation électorale : à défaut de la CEDEAO, Conakry se réjouie de ses ‘’triés sur le volet’’

Mission d’observation électorale : à défaut de la CEDEAO, Conakry se réjouie de ses ‘’triés sur le volet’’

A la veille du double scrutin au forceps, la Guinée avait demandé officiellement à la CEDEAO de faire envoyer une mission d’observation mais, l’organisation sous régionale a opposé une suite de non-recevoir. En principe, c’est une gifle pour Alpha Condé qui crie sous tous les toits que Guinea is back au sein de la communauté internationale.

En solution de rechange et pour davantage apparaître plus ridicule, Conakry trie sur le volet une colonne d’observateurs qui observent tout sauf la mascarade.

Ainsi, aujourd’hui, on se félicite : « Il y a eu 90 observateurs africains venus de 15 pays du continent. Ils sont arrivés et ont observé, ils ont fait des déclarations que tout le monde a écouté et ils ont soumis leur rapport. La seconde chose est que la CEDEAO n’a pas l’habitude de déployer des observateurs lors des élections législatives. Le président de la commission me l’a dit. La Guinée a voulu montrer sa bonne foi, sinon ce n’est nullement une obligation. La seule fois d’ailleurs, c’était au Togo à la demande des chefs d’Etat de la sous-région. »

Et d’ajouter :« Donc, cela n’enlève en rien la crédibilité du scrutin dans la mesure où il y avait d’autres observateurs de la société civile venus de certains pays d’Afrique. Je ne suis pas d’accord avec la déclaration française qui parle d’absence d’observateurs régionaux et internationaux à l’occasion de ce double scrutin », se lâche la diplomatie guinéenne.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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