Modification de la loi, enfin effective : le Front anti accords rétropédale ?

On perd toujours moins dans un compromis, aussi peu favorable soit-il, que d’aller à l’affrontement. Le front anti accords a dû le comprendre à ses dépens. Des pétitions ont été signées. Des menaces ont été brandies. Des polémiques ont été alimentées. Des invectives envoyées. Des compromissions dénoncées et des complots déplorés. Mais, finalement, le Code électoral a été modifié, validé et on attend sa promulgation.

Aujourd’hui, C’est l’un des acteurs du front anti accord, Sila Bah qui apprécie l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Sur Mosaïque Guinée, « pense d’abord que la Cour Constitutionnelle a fait ce qui est son travail. On se félicite du document qu’ils ont présenté. Néanmoins ce document me laisse perplexe parce qu’il y a un problème fondamental qui avait été évoqué, c’est celui de la désignation des chefs de quartier et de district par les maires élus.La Cour est restée muette là-dessus dans la mesure où elle a débouté la saisine de l’INIDH et d’autres institutions qui, toutes, abordaient ce point. Elle a évacué cette question sans y apporter une réponse. »

De toutes les façons ce fut un échec, même si Sila Bah tente une dérobade : « Je ne crois pas que la réalité soit celle-là, parce qu’ils ont débouté ceux qui avaient posé cette question. Ils ont estimé que la saisine de la Cour pour les lois organiques relève exclusivement du président de la République. Est-ce que ceci est une bonne interprétation de nos lois? Parce que j’estime que l’INIDH peut saisir la Cour Constitutionnelle quand il s’agit de loi organique, c’est mon sentiment. Maintenant, le débat est ouvert et on va voir ce qui va en ressortir. »

 

Autant prendre le bateau en marche.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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