Mois de l’enfant : Dans quelle réalité vivent les enfants de la rue à Kankan ?


Dédié à l’enfant, le mois de juin est mis à profit par les acteurs en charge de la protection de l’enfance pour faire des plaidoyers pour l’amélioration de leur condition de vie. Mais, dans la commune urbaine de Kankan, le constat révèle que bon nombre d’enfant, notamment ceux qui déambulent entre les véhicules dans les marchés, sont abandonnés à leur triste sort. 
En d’autre termes, on les appelle les enfants de la rue. On les rencontre dans les coins et recoins de la ville de Kankan en longueur de journée soit entrain de vendre des articles ou de jouer aux jeux du hasard. Ils ne bénéficient de l’attention de personne, en tout cas pas ceux qui sont censés s’occuper d’eux. Le plus souvent, on les rencontre à la gare routière bada.
Après moule tractation, un d’eux a accepté de se confier à nous, il gagne sa vie en accompagnant les chauffeurs dans les différents voyages:« J’ai 14 ans, je suis apprenti d’une voiture de transport commun, notre trajet c’est de Kankan-N’zerekore et durant le trajet je suis au toit de la voiture, des fois même la pluie me frappe même, mais je reste toujours en haute, parce que tous les places sont occupé a l’intérieur. Pour ajouter, de fois ont peut voyager et je gagne rien comme bénéfice, donc je suis obligé de décharger d’autre voiture pour gagner quoi manger. Ce que moi je peux dire aux autorités de nous aider, nous sommes dans situation très critique. » A-t-il dit
Au lieu de scolarisé les enfants, mais certains parents préfèrent de l’argent plus que l’éducation de leurs enfants. C’est le cas de cette jeune fille, âgé  de 12 ans  rencontré au plein cœur de la ville, elle explique sa situation:« Je m’appelle Aminata Camara, j’ai 12 ans, j’étais a l’école, je faisais la 4 ème année. J’ai quitté l’école cela fais deux ans, donc actuellement je vends de l’eau glacée pour ma mère. Je comprenais un peu à l’école, mais mes parents  ont décidé que je vende de l’eau et après ils vont faire de leurs possible de m’envoyé dans un atelier de couture et j’aimerais étudie que de vendre des articles divers. Dans ce cas, je lance un appel à l’endroit des autorités chargées de l’amélioration des conditions de vie des enfants, de nous venir au secours, sinon nous vivons dans une situation très critique ». A-t-elle laissée entendre.    Avec la fermeture des écoles pour éviter la propagation incontrôlée de la Covid 19, plusieurs enfants, sont obligés de vendre de divers articles pour subvenir à leur besoins et ceux de leurs familles. Ansoumane Condé âgé seulement de 14 ans préfère, lui de jouer aux jeux du hasard, il reconnait que cela pourrait l’entraîner dans le banditisme:« S’il y avait un endroit où nous les enfants on peut travailler là-bas, actuellement on débloque des fonds pour les enfants, mais si l’argent vient on ne voit pas. Actuellement les écoles sont fermées on ne fait rien seulement les délinquances dans les rues, c’est ça qui nous amène sur les mauvaises voies. Ce que je peux c’est seulement des promesses qui vont prendre les enfants en charges, moi je ne vois aucun président qui viendra au pouvoir en Guinée, qu’il va prendre les enfants en charges » A-t-il expliqué
Ces enfants de rues, sont généralement encadrés par leurs aînés qui sont passés dans la même situation. Mamadi Bangoura est l’un d’eux, il lance un appel à l’endroit des autorités: «  Si y’avait un lieu pour ses enfants de préparé très bien leur avenir cela me fera plaisir. donc moi je demande aux autorités de venir au secours à des enfants abandonné, ils ont tenu des promesse qu’il vont prendre les enfants en charge et jusqu’à présent les promesses n’ont pas été réalisé »
A noter que, le mois de l’enfant est célébré partout dans le monde, mais selon les observateurs, cela ne change jamais la condition de ces enfants.
Ahmed Sékou Nabé, correspondant de Kababachir.com à Kankan

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.