Monts Nimba : des espèces menacées d’extinction

Il y a une sérieuse problématique liée à la protection et à la conservation des espèces menacées d’extinction sur les Monts Nimba. C’est un constat de Yéro Baldé estimant au passage que cette situation constitue un enjeu à l’échelle internationale et représente une grande préoccupation pour le gouvernement.

Pour ainsi inverser la tendance, le Ministre a rappelé que l’Institut de Recherche Environnementale de Bossou (IREB) a été créé en 2001 par Arrêté N°2001/4448/MESRS/CAB sous tutelle du Ministère en charge de la Recherche Scientifique. Il est le fruit de la collaboration entre la Direction Nationale de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique et l’Institut de Recherche en Primatologie de l’Université de Kyoto du Japon (KUPRI).

Certainement, c’est sauver ce qui peut l’être qu’il a rappelé les missions assignées à cette institution publique. Des missions qui se déclinent en : renforcer les dispositifs de sauvegarde de la réserve de biosphère des Monts Nimba, classée Patrimoine Mondial ; mener des activités de recherche en primatologie dans les réserves de biosphère des Monts Nimba, du Ziama, de Diecké et d’autres aires protégées de la Guinée et des pays voisins ; mener des activités d’éducation environnementale des populations riveraines des sites d’études en vue de leur intégration dans la gestion durable des ressources naturelles et culturelles.

D’ailleurs, Yéro Baldé a informé que les activités de recherche conjointement menées par IREB/KUPRI, ont révélée très tôt que les chimpanzés de Bossou se distinguent des autres par la coexistence pacifique et harmonieuse avec les habitants du village qui les considèrent comme la réincarnation de leurs ancêtres et par l’existence d’une tradition d’usage d’outils unique au monde : concassage de la noix de palme à l’aide de la pierre, le pillage du cœur du palmier, la pêche aux fourmis, la récolte des algues. Pourtant, malgré des efforts de recherche et de protection des chimpanzés de Bossou et de leur habitat, la population des chimpanzés est en constante décroissance passant de 22 à 7 individus entre 1976 et 2017.

A ce titre, l’IREB doit recentrer son programme de recherche sur un rayon plus large qui embrasse les nombreuses espèces de la biodiversité présentent dans la région forestière de la Guinée. Dorénavant, l’IREB aura l’opportunité de poser les problèmes concernant la conservation des chimpanzés de Bossou, lors de l’Atelier d’actualisation de la stratégie nationale de la conservation des chimpanzés qui sera organisé en septembre 2017, par le Ministère en charge de l’Environnement. On verra bien.

Jeanne Fofana

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