Moussa Tiegboro Camara déclare la guerre contre la consommation de la chicha

Après une lutte acharnée contre la drogue, les pharmacies par terre, les centres de santé clandestins et les produits de contrefaçon, Moussa Tiegboro Camara, le directeur des Services spéciaux de lutte contre la drogue et les crimes organisés déclare la guerre contre la consommation de la chicha à Conakry. À travers ce nouveau combat, le colonel Camara entend sauver la jeunesse guinéenne d’un phénomène qui ne cesse de gagner de terrain dans les boîtes de nuit et autres lieux de loisir dans la ville.

La chicha, « une substance happeuse qu’on met dans un boitier avec des raccords de ramifications », explique-t-il, est devenue très populaire chez certains jeunes. « Normalement, en dessous du tuyau il y a un tube qui doit contenir de l’eau pour réchauffer le tube, mais aujourd’hui on a changé l’eau par l’alcool ; et à l’intérieur du boitier avant de couvrir avec l’aluminium, ils mettent la drogue dedans, soit du cannabis généralement ou du haschich, soit la cocaïne dans les boîtes où on parle de VIP, soit de l’héroïne ou même du crack pour contaminer, pour désorienter, pour tuer à petit feu la jeunesse guinéenne, l’avenir du pays », a-t-il expliqué au micro de Radio Bonheur avant fustiger « ce comportement qui plonge toujours dans le négatif ».

S’agissant de l’événement précurseur de cette lutte, Moussa Tiegboro a expliqué avoir été alerté par des familles dont des enfants avaient fumé de la chicha la nuit du 24 décembre dernier, qui « étaient dans un état incontrôlé voire profond ». Les examens médicaux ont révélé que leur sang contenait de la cocaïne. C’est cela qui a engendré cette opération.

Face à cette destruction à petit feu de la jeunesse, les services du colonel Moussa Tiegboro Camara entendent prendre le problème à bras le corps avec les dispositions qui s’imposent. « Les ressources humaines sont un élément très important dans le développement d’un pays. On ne peut pas être à l’école si on reste jusqu’à 3h du matin à fumer comme ça, surtout la fumée conditionnée avec de la drogue. Le matin tu n’écoutes pas ton père, ni ta maman à plus forte raison apprendre tes leçons », a-t-il déploré.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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