La mouvance présidentielle espère un consensus autour du projet de Code électoral

L’adoption du projet de loi portant code électoral suscite beaucoup de débats à l’Assemblée nationale. Les choses ne se sont pas déroulées comme prevues dans l’accord issu du dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition, signé le 12 octobre dernier.

Le débat se trouve désormais au niveau du Parlement où se sentent les divergences de positions entre les différents bords politiques. Pour l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), la décentralisation est le meilleur mode de gouvernance au niveau des collectivités locales.

Le mode de scrutin ne fait pas encore l’unanimité. L’on se demande s’il faut un scrutin à la proportionnelle ou un scrutin majoritaire des listes ou faire un mixage des deux modes. Du côté du parti au pouvoir, le RPG/Arc-en-ciel, on espère que les deux camps arriveront à un consensus avant le vote prévu pour ce mercredi.

En attendant, le président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle, Amadou Damaro Camara, affiche un optimisme bien que les élections communales ne pourront pas se tenir au mois de février comme prévu. Les causes : le vote du Code électoral et la non signature du décret convoquant les électeurs 60 jours avant le jour du scrutin.

Le député ajoute que les accords doivent viser des objectifs à atteindre. « On ne peut pas les transcrire à la virgule quand ces accords sont confrontés à des obstacles de réalisations sur le terrain. Il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas aménager ces espaces pour se conformer à ces accords. »

Aujourd’hui, plusieurs questions sont soulevées autour du projet de nouveau Code électoral. Chaque camp est cramponné sur sa position en ce qui concerne le mode du scrutin et la gouvernance au niveau des collectivités locales. Le dernier mot revient donc aux députés qui vont voter pour ou contre ce Code électoral.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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