Négociation autour des 8 millions : « le gouvernement ne nous a fait aucune proposition »regrette Oumar Tounkara

S’achemine –t-on vers une nouvelle crise dans le secteur de l’éducation ? C’est la grosse question que posent bon nombre de guinéens aujourd’hui, après plusieurs journées de négociations sans succès.

Alors que les syndicalistes attendaient la proposition du gouvernement au cours de la rencontre de ce mardi, dans les locaux du ministère de la Fonction Publique, les lignes n’ont pas bougé et le SLECG n’exclut pas d’user de ses moyens légaux pour se faire entendre, c’est aller en grève dans les jours à venir.

Interrogé par la presse locale au sortir des négociations, Oumar Tounkara, reste pessimiste :

« Aucune proposition ne nous a été faite par le gouvernement pour dire qu’on parle de concession ou non. Nous avons demandé huit millions comme salaire de base compte tenu du coût de la vie. Qui dit négociation, dit compromis. Mais malheureusement, le gouvernement  ne nous a fait aucune proposition. », regrette le Secrétaire général Adjoint du SLECG qui n’exclut pas d’appeler les enseignants à la grève.

« On doit s’attendre à ce qu’on agisse conformément à la loi, à notre arme légale. C’est-à-dire la grève. Parce que nous sommes obligés de faire un compte-rendu à nos mandants… Parce que depuis 20 jours, nous sommes là. Le dernier recours en matière de revendication, c’est la grève. Donc nous demandons à tous les enseignants d’être prêts à partir du 26 mai. Si nos revendications ne sont pas satisfaites, si aucune proposition n’est faite allant dans le sens de la satisfaction de nos revendications, nous allons nous retrouver et prendre la décision qui s’impose », a-t-il prévenu.

Mariam Diallo, www.kababachir.com

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