Nomination des Chefs des quartiers : ‘’Aucune loi n’a été violée’’, réagit Lansana Komara du RPG

La question de l’accord politique signé mercredi entre pouvoir et opposition, a été un sujet brûlant samedi dans la plupart des états major des partis politiques.

Si plusieurs partis politiques de l’opposition ont dénoncé la partie de l’accord portant sur la désignation des Chefs des quartiers et districts en lieu et place d’une l’élection, le parti présidentiel est catégorique sur la question.

Pour le Secrétaire administratif du RPG-Arc-en-ciel, qui s’exprimait samedi devant les militants du RPG,  il n’ya pas eu violation de la loi :

« Aucune loi n’a été donc violée. Si on vous raconte que les lois ont été violées, moi qui étais présent dans la salle vous dis maintenant qu’aucune loi n’a été violée. Ceux qui le disent ne connaissent pas lire entre les lignes ou ils ne connaissent pas la constitution guinéenne et le code électoral guinéen. Si vous lisez bien l’article 137 de la constitution, nulle part on a cité les quartiers comme circonscriptions électorales. Alors que dans le code électoral on parle d’élections au niveau des quartiers, mais comment ? A main levée alors que la loi de la constitution dit que le vote est secret. Face donc à ce déphasage entre les textes, il faut prendre en compte ce que dit la loi fondamentale. C’est ce qui nous a amenés à abandonner l’idée d’élection au niveau des quartiers. Les débats ont été houleux, mais finalement nos amis de l’opposition ont bien  compris les choses. Donc, ne vous laissez jamais tromper par des gens qui disent que la loi a été violée. Certains s’accrochent au droit alors qu’ils ne savent même pas lire ce droit et c’est très dangereux », estime Lansana Komara.

De son côté, Faya Millimono, estime que cet accord va dans le sens de modifications de lois.

« La loi a prévu dans ce pays que les chefs de quartiers soient élus, c’est la loi également qui a prévu que les chefs de districts soient élus et la loi a également précisé qu’on ne fait pas de la partisannerie au niveau local, qui pourrait empêcher le développement à ce niveau », regrette-il..

C’est pour toutes ces raisons, des leaders de l’opposition réunis autour de Faya Millimono et des certains acteurs de la Société Civile dénoncent un manquement dans les accords politiques qui constitue un recul démocratique :  «  Il y a eu un assaut sur la liberté des populations guinéennes qui peut choisir directement par une élection leurs chefs de quartiers  et leurs chefs de districts. Ceux-ci constituent un recul par rapport à nos ambitions de démocratisation de la société guinéenne et  notre ambition de construire un état de droit », a fait remarquer le leader du Bloc Libéral.

En attendant l’application des ces différents points de l’accord, la question de la désignation des Chefs des quartiers et districts fait débat à Conakry.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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