«On ne peut pas violer les lois de la république et prier pour la paix» (Gassama Diaby)

Après une longue trêve médiatique, le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, qui a été reconduit dans ses fonctions à la faveur du remaniement ministériel, dit toutes  ‘’ses vérités’’ sur la gouvernance actuelle et la promotion des droits de l’homme en Guinée.

Kalifa Gasama Diaby, qui s’exprimait dans l’émission les ‘’Grandes Gueules’’, chez nos confrères d’Espace fm, rappelle que ‘’nous avons tous des responsabilités historiques dans ce pays’’. C’est pour cette raison, explique le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté,  la question de la solidarité est une question technique et politique.

’Je suis toujours troublé par le débat sur la solidarité gouvernementale. Tout gouvernement que ça soit ici ou ailleurs, est issu des lois. La question de la solidarité est une question technique et politique. Elle n’est pas légale lorsqu’il y a des choix politiques qui n’ont pas des conséquences sur la loi, la solidarité est de mise. Lorsqu’il y a des choix techniques qui n’ont pas d’incidence sur les droits et les libertés la solidarité est de mise.’’, explique Kafifa Gassama Diaby.

A la question de savoir, quelles leçons a-t-il tiré du Forum national sur les états généraux sur les droits de l’homme, qui vient de s’achever, le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, apporte des précisions :

’Le forum sur les états généraux des droits de l’homme est le résultat de 5 ans de travail  Ce forum c’est quelque chose d’essentiel pour ce pays, parce que nous avons travaillé avec nos concitoyens dans les 33 préfectures pour permettre aux guinéens eux-mêmes d’exprimer leur préoccupations sur des questions des droits humains. Ce forum c’était l’occasion de finaliser ce travail de longue galène. Dans quelques semaines nous allons proposer au gouvernement une lettre de politique en matière des droits humains.’’, promet-il.

Cette lettre de politique devrait définir les axes prioritaires dans les 10 à 20 ans à venir en touchant du doigt des secteurs comme l’éducation, la discrimination du genre sur les femmes la question des libertés civiles et politiques mais aussi des questions de lutte contre la misère et la pauvreté avec des solutions concrètes  .

Malgré les  difficultés liées à ses activités, Gassama Diaby ne compte pas relâcher : ‘’ S’il faut relâcher parce que c’est dur, je crois que très peu de personnes tiendront dans ce pays. Oui c’est dur, mais je donnerais à ce pays ce que j’ai à lui donner jusqu’à ce que je le sens personnellement incapable de continuer, en ce moment là, non pas pour des pressions extérieures,  mais je partirai avec fierté d’avoir servi ce pays.’’

Pour le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté la démocratie se construit autour d’un certain nombre de valeurs

’Je crois nous sommes dans une logique de tellement détachement, nous sommes sortis de triangle d’or, c’est-à-dire, les droits humains, la démocratie, l’Etat de droit, qui forment ce qu’on appelle « un modèle de société ». Mais, ajoute-t-il, « ceci doit être construit autour des valeurs », rappelle-t-il. Avant d’ajouter que : ‘’La démocratie ne se limite pas seulement au mécanisme d’accession au pouvoir, la démocratie est un modèle de société, c’est aussi l’exigence des valeurs. Parfois,  on a tendance à l’oublier parce que le seul débat, dans ce pays, c’est le débat électoral’’, regrette Kalifa Gassama Diaby qui rappelle qu’on ne peut pas violer les lois de la république et prie pour la paix.

Abdoul Wahab Barry, www.kababacir.com

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