Orpaillage : vers la mise en place d’une carte professionnelle

« Dans le cadre des préparatifs de la journée des orpailleurs, le Président de la république a demandé au Ministre des Mines et de la Géologie de mettre en place une carte professionnelle des orpailleurs. » Ainsi en a décidé le Conseil des ministres du jeudi dernier, à Conakry.

L’orpaillage en Guinée est une activité bien prisée, notamment en Haute-Guinée (Siguiri, Mandiana, Kouroussa et Dinguiraye), région frontalière du Mali. Bien que le secteur soit industrialisé, l’exploitation artisanale reste profondément ancrée dans la tradition. Selon des experts, l’or de Guinée est de bonne qualité, titrant entre 850 % et 980 % (soit de 20 à 23,5 carats). Ce métal précieux qui endeuille bien des familles, suite à des éboulements est vendu à des collecteurs agréés ou directement à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG). « Cette dernière possède deux laboratoires d’analyse de l’or, un à Kankan, capitale de la Haute-Guinée et un dans la capitale, Conakry. La Banque centrale se base sur le fixing de Londres pour établir son prix d’achat. En 2002, la production des exploitations artisanales enregistrée à la BCRG était estimée à 3,6 tonnes, soit près de la moitié de la production nationale. »

En organisant davantage le secteur de l’orpaillage, le gouvernement entend mieux engranger des ressources et éventuellement limiter les tragiques fins des acteurs impliqués.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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