Quand Otis Keira parle de complot, la Guinée tremble !

Les faits d’abord, avec une déclaration polémique signée d’Alpha Ibrahima Keira: « La Cour constitutionnelle ne travaille pas pratiquement toute l’année et elle ne fait qu’utiliser le budget de l’Etat, sans résultat sur le terrain. » Vive levée de boucliers des hommes en toge.

Ceci n’a rien d’inédit quand on sait que toutes les institutions de la République fonctionnent de la même façon avec des milliards brassés au compte d’une poignée de cadres. L’autre grande polémique c’est cette déclaration : «Voilà le piège qui a été tendu par la Cour constitutionnelle aux partis RPG et UFDG ainsi qu’aux députés de l’Assemblée nationale. Il ne faut pas faire un complot contre le président de la République. »

Le terme complot a rappelé si étrangement une page sombre de l’histoire politique guinéenne. En effet, réagi tout de suite un analyste friand des réseaux sociaux, « Lorsque le fils de Karim Keira parle de complot,ce n’est pas étonnant. C’est d’un inventeur de complot et tortionnaire attitré du camp Boiro qu’il doit sa naissance. Donc la seule recette qu’il peut exposer dans un combat est le complot. »

Ce terme de la honte rappelle des moments sombres et sordides de la première République. Otis Keira s’attire donc banalement les foudres de ceux qui ont encore le mal dans leur chair et dans leurs âmes.  C’est le cas de ce journaliste historien très remuant qui demande à Otis « de se taire absolument pour la simple raison qu’il traîné trop de casseroles et que, dans l’histoire bouleversante de la Guinée, quand on est le fils de Karim Keïra, ce tortionnaire connu et reconnu du Camp Boiro durant les années de plomb du régime de Sékou Touré. La réserve et la retenue doivent être observées pour éviter de déterrer les immondices enfouies et rouvrir des plaies qui peinent à se cicatriser. »

Déjà dans le viseur des certains Guinéens qui ne veulent pas de la modification de la constitution, Otis Keira connu pour « son extravagance et son arrogance » devenu « un grand prince de la cour présidentielle d’alors » veut aujourd’hui encore jeter le trouble en encourageant un 3è mandat. Autant se taire et libérer le plancher.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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