Ousmane Gaoual Diallo : un opposant vraiment debout !

Il a un mental d’acier. A telle enseigne qu’il fait même trembler certains membres de sa propre famille politique : l’UFDG. Il est d’une audace qui frise la loi du Talion. Ses réactions à l’endroit des dérives du pouvoir sont jugées disproportionnées.

En réalité, Ousmane Gaoual Diallo – c’est de lui qu’il s’agit – a tout simplement soif de justice (elle est bien bancale et à deux vitesses), de démocratie (elle est la plus malmenée sous l’ère Alpha Condé) et du respect des libertés individuelles et collectives (elles ont foutu le camp ces dernières années).

De quoi agacer, emporter et faire réagir un opposant épris de paix et de justice sociale et politique. Ousmane Gaoual Diallo s’inscrit dans cette logique à la fois périlleuse et exaltante parce que bien incomprise par des adversaires. Ce député que certains taxent de jeune – il ne l’est pas pour autant : père de 5 enfants dont un de 22 ans – parce que la quarantaine vraiment bien révolue est de fait, un opposant debout. Vraiment debout. Ce qui fait dire à la mouvance y compris les exclus de l’UFDG que ce député est un garçon violent. C’est un apprenti politicien. C’est un farba. C’est un impoli, etc.

Le bouillant ? Dans le militantisme depuis 1988, Gaoual a la verve, il a le verbe. Deux qualités qui forcent l’admiration. Ce député-là peut plier, mais ne rompt jamais. 15 ans dans le monde de l’informatique bancaire, expertise dans le génie informatique, management, etc. tout décroché en France et au Canada, ce député fait partie du gotha des hommes cultivés du Parlement. Sans complexe et à l’aise, ce mathématicien qui excelle en politique a quelque chose de sublime…

L’homme doublé de sa caquette d’informaticien, de sportif et quoi encore a tout simplement soif de la justice et de la démocratie. Des vertus et d’autres qu’il cherche encore éperdument dans les entrailles du pouvoir d’Alpha Condé, mais qu’il ne trouve manifestement pas, conscient qu’avec « l’audace, on peut tout entreprendre, mais qu’on ne peut pas tout faire. » Il s’en fout donc de ce que Napoléon appelle la vertu politique, qui déjà, à son avis « est un non-sens. »

Ousmane Gaoual Diallo fonce, défonce, réplique et complique pour retrouver le déclic. Il se soucie de fait très peu du qu’en-dira-t-on émanant de l’autre bord politique. Au sein de l’UFDG, il joue un rôle central : il dit en public ce que tout le monde pense bas. Il met le pied dans le plat. De l’autre côté, il dénonce les dérives du pouvoir. Dans la plus grande crudité. Et du coup, il s’attire les foudres des faiseurs de roi. Mais il n’en a cure.

Après tout, qui a dit qu’ « En politique une absurdité n’est pas un obstacle » ! Chez lui en tout cas, il réclame la justice, le respect des règles démocratiques. Le reste rien ne semble compter. Même avec le déchaînement des passions du pouvoir voulant absolument faire taire ce député que rien semble détourner de son objectif : pousser le pouvoir à appliquer les lois de la République dans le strict respect de la Constitution. Il a la ferme conviction que c’est un combat noble qu’il mène, d’autant plus que l’homme dont il combat le système revendique plus de 40 ans de lutte pour l’instauration de la démocratie en Guinée, mais, dont les traces sont loin de rassurer. Autant en découdre.

Quitte à mourir dans les ennuis judiciaires : entre outrage, offense, appel à la vindicte, etc.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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