Ousmane Kaba (PADES): faire de la politique autrement


Le leader du PADES s’est imposé une autre façon de faire de la politique en Guinée. La recette semble bien marcher pour l’ancien allié du RPG arc-en-ciel dont les couleurs se fanent à chaque lever et du coucher du soleil.
Ousmane Kaba, comme Pierre-Augustin Caron Beaumarchais, ‘’La mère coupable’’, Presses-Pocket n° 6168 comprend bel et bien comment mener la politique en toute responsabilité sans jamais trahir ses convictions et ses engagements : « Ah ! La politique c’est l’art de créer des faits ; de dominer, en se jouant, les événements et les hommes ; l’intérêt est son but ; l’intrigue son moyen : toujours sobre de vérités, ses vastes et riches conceptions sont un prisme qui éblouit. »
C’est ainsi, au cours d’une de ses réactions suite à l’incarcération de Faya Milimono, le président du PADES a formulé des griefs contre son pair de l’opposition : « Sur le fond, Dr Faya Milimouno n’a pas raison parce qu’il a touché la dignité de M. Fofana, ministre de la justice. J’estime qu’on doit faire la politique sans toucher la dignité des uns et des autres. Ceci est très important. Ça toujours été ma ligne de conduite. Je m’attaque aux problèmes de la Guinée, mais jamais les personnes physiques, à leur dignité et à leur personnalité. Je pense que la réaction est excessive. Faya est très engagé. Il a de fortes convictions. » Même si, « Je crois qu’on ne doit pas profiter de ce genre d’incidents pour tuer l’opposition.
De toutes les façons, Faya le sait tout aussi bien : « Un homme politique réduit souvent sa vie et sa vision du monde à quelques phrases simplistes qui lui servent de slogans pour se faire comprendre du plus grand nombre. On n’attire pas la foule avec des arguments, on la séduit avec des formules. »
Cette formule il l’avait trouvée, mais, mal lui en pris. Et depuis, on cherche vraiment – que cela soit un prête-nom ou autre une réalité – l’ancien porte-parole de la rébellion usant et abusant de son portable satellitaire pour câbler la BBC et la RFI afin de maintenir la psychose à Conakry, sous Lansana Conté déjà diminué par son long règne de quart de siècle ajouté à une maladie qui le rongeait. Qui a d’ailleurs dit que « Persécuter un homme en politique, ce n’est pas seulement le grandir, c’est encore en innocenter le passé » !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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