Ousmane Kaba parle de son départ du Parlement

« J’ai démissionné de l’Assemblée nationale parce que le mandat était fini. J’ai été le seul leader guinéen à démissionner publiquement de l’Assemblée nationale. En fait, ce n’est même pas une démission, parce que je considère simplement que le mandat est terminé. Nous avons été élus par le peuple de Guinée pour un mandat de cinq ans. A la fin des cinq ans, nous devons avoir le courage de nous retirer et de renoncer à nos avantages personnels. »

Ousmane Kaba, le leader du PADES veut être en parfaite harmonie avec sa conscience et ses convictions. Ce qu’il a toujours dénoncé – le manque de constance et d’audace de ses pairs de l’opposition -, il le réitère. Il rappelle au passage qu’au départ, « nous avons voulu créer le vide institutionnel. Si tous les autres députés de l’opposition nous suivaient, ce vide institutionnel aurait mis la Guinée sur le banc des nations. »

Et d’ajouter dans une interview qu’il a accordée à Guinée news que d’un point de vue financier, « nous n’aurions pas l’aide des bailleurs de fonds. Du point de vue diplomatique, on serait isolé. Ça aurait obligé le gouvernement à organiser très rapidement de nouvelles élections législatives. » Malheureusement, regrette le leader du PADES, « Je n’ai pas été suivi parce que les députés ont plutôt regardé leurs avantages personnels. Mais quand même le peuple de Guinée a retenu et ça fait partie des critères de choix, à mon avis, du peuple de Guinée. Parce que nous devons être cohérents. J’ai estimé qu’il est très difficile de ne pas respecter son propre mandat et de faire un glissement qui se justifie par un décret présidentiel. Ce qui est déjà une immixtion de l’exécutif dans le législatif. »

Pour une question de cohérence, «On ne peut pas accepter un glissement pour nous-mêmes et refuser le glissement au chef de l’Etat en 2020. Il y a un problème de cohérence. »

Dalein et les autres apprécieront.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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