Ousmane Kaba pourra-t-il étouffer les ambitions de Condé à Kankan ?

Ousmane Kaba n’est pas venu pour accompagner un leader politique, fut-il celui du RPG, l’allié d’hier ; lequel l’a honni, l’a sacrifié et l’a jeté dans la gueule du loup dont le seul tort aura été de refuser l’accusation selon laquelle « Tous les cadres malinkés sont des malhonnêtes ».

Le leader du PADES entre dans l’arène pour balayer Alpha Condé, en étouffant toutes ses ambitions politiques, notamment à Kankan, où on retrouve le plus grand nombre d’électeurs. Ousmane Kaba est donc loin d’être un outsider ou un candidat absolument conventionnel. Au regard de son audience et l’implantation de son parti dans la Savane et les démissions de certains caciques du RPG dont l’ex député de Siguiri, le leader du PADES est capable de troubler le sommeil des prétendants à la présidentielle. Encore beaucoup plus à Alpha Condé. Ousmane Kaba est donc à la même enseigne qu’Alpha Condé. Presqu’à part égale.

Le premier s’est découvert désormais avec ses promesses farfelues et son peu d’intérêts pour le berceau du RPG. Il ne se rappelle Kankan et environs que les élections approchent. Ousmane Kaba s’engouffre dans cette déchirure pour se faire une place de choix dans le cœur de la Savane. Il en a les moyens. Il a des stratégies. S’il n y a pas de bourrages d’urnes, Ousmane Kaba passerait comme lettre à la poste et battra le RPG à plates coutures. Le candidat sortant n’a pas de bilan. Il n’a que des promesses à remettre en surface. Il reste que la Haute Guinée dans son ensemble est fatiguée des fausses promesses. Elle veut désormais donner ses voix à un autre fils du terroir. Il est plus neuf, plus jeune, plus enclin à prendre en comptes les réalités du Batè et d’ailleurs.

Comme pour dire, si Ousmane Kaba ne joue pas la carte de la compromission avec Alpha Condé, il aura bien sa place dans les prochaines années dans le marigot politique guinéen. Le cas contraire, bonjour à l’éternel recommencement… Le PADES a un choix à faire pour l’avenir et pour l’histoire du parti.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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