Oyé Guilavogui : le rustaud incarné !

Ni galant, ni élégant. Ni sage, ni honnête. Ni intelligent, ni opportuniste. Il s’est vite dressé comme un éléphant dans un magasin de porcelaines qui entend foutre la merde. Oyé Guilavogui, c’est bien de lui qu’il s’agit a partout, manqué de finesse, de subtilité de retenue, de sagesse, de clairvoyance. Ce qui fait de lui de fait, au regard de ses derniers agissements, un rustaud cocasse, désuet et vraiment incarné.

Oyé Guilavogui c’est l’espèce même du réputé ministre d’une République en lambeaux, menée par un amateur suranné ayant pour nom Alpha Condé. A 64 ans, Oyé Guilavogui fait certainement honte à ses six enfants depuis son entrée par effraction au gouvernement en 2011 en qualité de ministre des Télécoms, avec rang de ministre d’Etat. Menteur fieffé par essence, Oyé a bien niqué le changement prôné par son mentor, lequel a d’ailleurs fini par bien apprendre comment fait-on des fausses promesses – Relance de la Sotelgui, d’Air Guinée, de la Sotragui, de la Soguitrans et plus récemment du train de la banlieue et de Guinée Airlines. Mais aussi l’interdiction des voitures direction à droite. Comble de bouffonneries, Oyé annonce la construction d’un centre environnement et sécurité automobile (CESA), la mise en place d’un plan de déplacement urbain à Conakry (PDU), la ré-immatriculation du parc auto national.

Près de dix ans, Oyé a menti aux Guinéens et à Alpha Condé. Aujourd’hui, stimulé par l’ambiance de fin de règne, après une décennie chaotique et de d’enrichissement illicite, Oyé Guilavogui montre son vrai visage, celui du loup dans la bergerie. Le dernier cas est celui lié à sa nomination ( ?). Kassory lui a enlevé le biberon de la bouche pour y mettre Aboubacar Sylla, jusque-là opposant et porte-parole de l’opposition républicaine. Oyé fait du chantage et mobilise imams, ressortissants forestiers et basse-côtiers pour mettre la pression sur le président Condé déjà agacé par le climat ambiant de fin de règne en signant des décrets et contre-décrets.  En lieu et place de l’Elevage, il est parachuté à la tête du ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts de quoi lui desserrer les dents : « C’est quand même un département costaud, transversal. Donc, il y a beaucoup de taches qui m’attendent. Je n’ai jamais exigé un autre département. J’ai dit que je ne vais pas à l’Elevage à cause de la façon dont j’ai été envoyé là. C’est tout. Il n’y a rien d’autre. C’est une décision personnelle. Mais je n’ai pas dit qu’il faut un autre », se réjouit-il sur africa Guinée.

Une bonne occasion tout de même pour lui de s’attaquer au ministre qui le remplace Aboubacar Sylla, ex opposant : « Quelqu’un d’autre qui a passé tout son temps à combattre le régime, à nous insulter, ne peut pas prétendre me remplacer dans le Département. Il dit qu’il faut absolument qu’il soit à ce Département, j’ai dit non. C’est la seule motivation. » Connu pour sa pondération et son sens élevé de responsabilité, l’ancien porte-parole des opposants n’a pas encore réagi. Peut-être même il ne le fera jamais. De toutes les façons, il aura été ministres deux fois. Donc, ce n’est pas des bouffonneries ubuesques d’un certain Oyé qui pourraient bien lui détourner de ses objectifs.

Cet Oyé-là, on doit en convenir, devrait tout simplement être banni de la République. Mais, ceci si c’était sous d’autres tropiques. En Guinée, tout est permis. Même la personnalité du président de la République est bafouée par ses propres ministres. Ceux-là même que lui, him-self a choisis.

Oyé fera tâche d’huile et inspirera sans nul doute, d’autres ministres. Il est temps de lui montrer la porte de sortie…

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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