Par où est passé Rachid Ndiaye, ministre de la Communication ?

C’est certainement l’un des ministres les plus inefficaces qu’on ait jamais trouvé dans le gouvernement de MamadyYoula. Aucune activité, aucune apparition devant les caméras et autres flashes. Rachid Ndiaye est le symbole même de la nomination par copinage. Les médias d’Etat se meurent sous le regard indifférent de ce ministre aphone.

« Diplômé de troisième cycle du département de science politique de la prestigieuse université de la Sorbonne et du centre français du journalisme à Paris, le nouveau ministre de la communication qui a passé l’essentiel de son cursus scolaire et universitaire en France, est un pur produit du journalisme international qu’il a pratiqué une vingtaine d’années durant à Paris dans de  grands magazines internationaux. Consultant sur de nombreuses chaines de radios et télévisions, CFI, RFI, TV5 et France 24,  Avant de créer en 2007 à Paris, le magazine international africain Matalana. »

Qu’a-t-il fait de toute cette carrière ? La Radio et télévision nationales, le Quotidien national Horoya, la Radio rurale de Guinée, l’Agence guinéenne de presse, etc. sont aujourd’hui hors service, hors compétition. Partout, c’est la décadence. Ils se font avaler par les privés. Aujourd’hui, il est vivement critiqué par des députés : « Depuis sa nomination, personne ne sait quelle est sa vision. Il ne communique pas, il ne rencontre pas la presse et ne rencontre personne. Il est assis à la Présidence et lui seul sait ce qu’il fait. Il est ministre pour la forme parce qu’il n’apporte rien. On l’a interpellé par rapport à la situation de la télévision nationale qui ne représente rien aussi. Aujourd’hui, personne ne regarde la RTG parce qu’il n’y a rien d’important sauf quand il y a un décret. Aucune émission importante ne passe. Bien que la RTG soit sur satellite, les gens préfèrent regarder la RTI ou bien la RTS que de regarder la RTG. Ici, il n’y a aucune innovation, pas de débats », peste Fodé Oussou Fofana aux micros de nos confrères de Guinée matin. Une évidence qui crève les yeux. Il brasse des fonds publics avec la complicité d’Alpha Condé (celui-ci porte le nom du père de ce ministre-journaliste effacé et sans résultats).

Rachid est comme les autres : ministre conventionnel, sans inspiration. Ainsi va la gouvernance d’Alpha Condé. Pourtant, Rachid avait croire que c’est la couverture du territoire national par les médias publics qui l’intéressait, sauf qu’au niveau audiovisuel seuls 40% du territoire sont couverts. Au cours d’un conseil des ministres, le Ministre a fait un état des lieux du matériel et des installations à acquérir, réparer et/ou rénover pour une meilleure diffusion de l’information. Il a également mit l’accent sur la qualification et le renforcement des capacités des ressources humaines du Département. Un point, c’est tout. Les médias d’Etat sont malades.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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