Patrimoines de l’Etat : s’est-on essoufflé après la présidentielle ?

On l’a menée tambour battant avec une forte odeur politique en vue de disqualifier les adversaires les plus coriaces et leaders politiques les plus remuants. Alpha Condé et son gouvernement n’auront pas pu aller au bout de leurs actions subversives : la récupération des patrimoines de l’Etat. On s’est vite essoufflé après la présidentielle. Même si, les visés par la mesure étaient pour l’essentiel des anciens Premiers ministres, notamment Dalein et Sydia Touré.

Albert Damantang Camara avait été mis à contribution pour narguer les leaders politiques et dénoncer ce qu’il appelle « des lobbies cachés qui œuvrent pour discréditer l’action du gouvernement. Parce que tout simplement ils savent que si l’action va jusqu’au bout ils seront forcément touchés. »

La récupération a tourné court. Pourtant, « Dans le cas du patrimoine public cédé à un tiers ou à soi-même par des personnes physiques et des fonctionnaires en service au sein de l’administration ou du Gouvernement en violation de la déontologie et de l’éthique, cet acte de cession doit être annulé. Les personnes concernées seront remboursées des montants payés lors de la transaction. Dans le cas du patrimoine immobilier bradé à des personnes physiques et aux sociétés privées, les contrats de cession ou de bail devront être examinés à des fins d’examen ou réévaluation financière. Une commission ad hoc sera mise en place pour l’examen diligent des dossiers en cause. »

Le résultat est toujours attendu, plus de deux ans après. On aura compris que c’était juste une autre façon d’éliminer de la course certains leaders politiques, en les estampillant ‘’bradeurs des patrimoines publics’’ synonyme d’exclusion.

Jeanne FOFANA,wwww.kababachir.com

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