Paul Put déshabillé : les incohérences d’Antonio Souaré

Il est clair, à en croire Antonio Souaré, Paul Put est vraiment gâté en Guinée : sans compter logement, voiture, téléphone, billets d’avion et autres différentes primes et de larges avantages en nature négociés entre lui et la Guinée, à travers la FEGUIFOOT, le Belge Paul Put – finaliste de la CAN 2013 avec le Burkina Faso – se délecte en Guinée et à chaque mois avec 30 mille euros.

Selon le patron de la FEGUIFOOT, « Paul a été l’entraineur le mieux payé, le mieux soutenu, bien logé. De l’indépendance aujourd’hui, aucun entraineur guinéen n’a eu le traitement que Paul a eu. Même l’appartement qu’il a, il ne l’aura pas en Europe. J’ai fait 35 ans Europe et j’y suis encore. Son appartement nous coûte 6 mille euros par mois ce qui fait 60 millions de francs guinéens par mois », témoigne Antonio Souaré.

Avant de mettre dans la balance, le poste de Paul Put : «Nous avons dit à Paul Put que nous avons signé un contrat et l’objectif n’est pas atteint, il faut qu’il prenne ses responsabilités. Je suis sans état d’âme. Il a demandé 32 mille euros de médicament que le gouvernement a payé (…). Il faut respecter le contrat qu’on a signé. » Jusque-là tout vas bien avec Antonio Souaré.

Seulement, voilà ! On relève bien des incohérences dans les diatribes du président de la Fédération guinéenne de football. Il dénonce par-ci un « manque de respect », une « irresponsabilité » qui ne dit pas son nom, par-là. Sauf que c’est lui-même Souaré qui  rappelle que c’est lui qui recrute, donc Paul Put est sous son autorité et de ce point de vue, il doit assumer ses choix et ses responsabilités.

Pour y arriver, en lieu et place des dénonciations certainement fallacieuses en partie – jusqu’à preuve du contraire -, Antonio devrait garder sa bile le temps de comprendre mieux les causes réelle du Syli, au-delà du gros business qui a sous-tendu la participation de certains joueurs et membres de l’encadrement à la CAN en Egypte. Souaré devrait balayer devant sa porte, juste à côté, avant de prolonger l’action au niveau du sélectionneur national. Antonio est bien responsable de l’échec du Syli.

A sa suite, Bantama Sow, ne serait-ce qu’à travers cette déclaration faite sur Cis Média : « Je pense que depuis au départ, rien n’a marché. Comme je l’ai dit des leçons vont être tirées et les responsabilités vont être situées. Du côté de l’Etat, nous avons créé toutes les conditions, pour que l’équipe puisse aller loin. Mais si eux ils ont décidé autrement, ça, nous allons prendre des responsabilités. Ça, c’est clair ! »

Des zones d’ombre subsistent dans cette sortie avec ce ‘’Ils’’ du ministre des Sports. Veut-il parler des joueurs, su staff ou de la FEGUIFOOT ou dans une large mesure tous ? De toutes les façons, Bantama ne devrait pas être exempté.

Paul Put n’est qu’un bouc émissaire.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.