Pénurie d’eau à Boké: Pourquoi les femmes courent après les fuites des tuyaux de la SEG ?

Les forages, puits améliorés ou non, robinets ne sont pas les seules destinations des femmes qui, aujourd’hui, tirent profit des évasions des canalisations de la Société des Eaux de Guinée (SEG) dans les recoins des quartiers pour s’approvisionner de l’eau potable, une denrée si difficile à obtenir dans la Cité minière de Boké.

Ainsi, en observant cette image, il est facile de vivre même à distance la souffrance que vivent les femmes du quartier Dibia en particulier et, celles de la commune urbaine (CU) de Boké en général.

Mais pourquoi les pauvres femmes courent après les fuites des tuyaux de canalisation de la SEG en cette période de grandes pluies ? Suivez :

«Si ce n’est pas avec des occasions pareilles, nous n’obtiendrons pas d’eau potable à pareil moment. Avec cette fuite, on peut dire que  c’est Dieu qui nous a épargnées de la nuit blanche et du défilé dans les quartiers.» C’est le cri du cœur d’une femme de Dibiya surprise en train de remplir un bidon de 20 litres.

Très mécontent, un malheureux abonné de la SEG a renchéri : «Toi, tu parles. Nous, nous sommes abonnées officiellement. Mais ça fait des mois que nous n’avons pas une goutte d’eau au robinet qui ne fait que siffler. Pourtant, chaque fin du mois, on paie la SEG amène la facture qu’on paie régulièrement. Ceux dont les robinets fonctionnent, bouclent souvent leurs portails…»

Du constat dans les quartiers, les nécessiteux sont souvent servis selon l’humeur des propriétaires des forages ou puits améliorés. Bienvenue à la subordination et à l’obéissance forcées.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com à Boké

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